GENECOST: Le gouvernement intensifie ses efforts pour obtenir la reconnaissance du Génocide en RDC

 GENECOST: Le gouvernement intensifie ses efforts pour obtenir la reconnaissance du Génocide en RDC

Le gouvernement congolais intensifie ses efforts pour obtenir la reconnaissance internationale du génocide sur son sol, à travers le Fonds national des réparations des victimes des violences sexuelles liées aux conflits (FONAREV) et la Commission interinstitutionnelle d’aide aux victimes (CIA-VAR). Cette annonce a été faite lors d’un briefing de presse tenu par le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, en marge d’une table ronde sur le GENOCOST (Genocide pour les biens économiques), qui s’est conclue ce jour.

 

Trois axes stratégiques pour la reconnaissance

Le professeur Serge Mayaka, membre de la Coordination du Comité scientifique de la table ronde, a exposé les trois axes principaux sur lesquels le gouvernement mise pour obtenir cette reconnaissance : diplomatique, politique et judiciaire.

« Il y a trois axes stratégiques dans le processus international du génocide. Sur le plan judiciaire, il est essentiel de construire des dossiers solides. Cela implique de retracer les faits et de développer un argumentaire robuste, permettant à la RDC d’agir sur les plans diplomatique et politique », a-t-il déclaré.

 

Une journée nationale pour le souvenir

Kevin Ngunga Makiedi, directeur général adjoint du FONAREV, a également souligné l’importance de la commémoration annuelle des victimes des crimes de guerre, qui se déroule chaque 2 août. Cette initiative, selon lui, contribue à la reconnaissance du génocide en RDC.

 

« La première étape a été la promulgation d’une loi par le chef de l’État, établissant une journée nationale du GENOCOST. C’est une démarche significative au niveau national », a-t-il précisé.

 

Vers des réparations pour les victimes

Pour le FONAREV et la CIA-VAR, la reconnaissance du génocide est cruciale, car elle pourrait ouvrir la voie à des réparations pour les victimes. Cette reconnaissance n’est pas seulement un acte symbolique, mais un pas essentiel vers la justice et la réconciliation.

 

La table ronde organisée à Kinshasa visait à sensibiliser les Congolais sur le GENOCOST et à réveiller la conscience nationale à propos des atrocités commises. Alors que le gouvernement congolais continue de plaider pour la justice, l’espoir demeure que la communauté internationale reconnaisse enfin le génocide sur le sol congolais, permettant ainsi une réparation indispensable pour les victimes et leurs familles.

 

Pascal NDUYIRI

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