Patrick Muyaya et Jacquemin Shabani décortiquent la déclaration de Doha

 Patrick Muyaya et Jacquemin Shabani décortiquent la déclaration de Doha

Le ministre de la communication et médias, Patrick Muyaya a co-animé ce lundi 21 juillet 2025, un briefing presse avec le VPM, ministre de l’intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, Jacquemain Shabani, avec comme thème central : “ La déclaration de principes de Doha : enjeux, grandes lignes et perspectives pour la paix durable dans l’Est de la RDC”.

Au cours de cet exercice, le VPM Shabani est revenu sur les sept points du document des principes de paix, en se penchant d’abord sur les principes généraux et le cessez-le-feu. Il a, à ce niveau, insisté sur le fait que les discussions de Doha ne sont pas un acte isolé, en rappelant la rencontre, au mois de mars, de Felix Tshisekedi et Paul Kagame à Doha. Rencontre suivi, au mois d’avril, par la signature d’un communiqué conjoint entre les représentants du gouvernement congolais et ceux de la coalition M23. Et depuis, un mécanisme de suivi et de vérification a été mis en place pour dénoncer tous les non- respects de cette déclaration.
Aujourd’hui avec la déclaration de principes du 19 juillet dernier, la médiation a ramené les parties à réaffirmer leur engagement du mois d’avril, en attendant la signature d’un accord de paix qui sera signé prochainement, constitué de plus de mesures et de mesures d’accompagnement des engagements en termes d’actes comme la restauration de l’autorité de l’État.

DES MESURES DE CONFIANCE…
La médiation a estimé que ce point concernant les mesures de confiance soit considéré comme un principe qui va encadrer l’accord de paix attendu dans les prochains jours. Il est question de poser des actes qui démontrent la confiance de deux parties. Il pourra s’agir par exemple de la libération de prisonniers de part et d’autre. Le retrait de forces belligérantes sur certains territoires occupés…

DE LA RESTAURATION DE L’AUTORITE GOUVERNEMENTALE
La restauration de l’autorité de l’État se fait à travers la mise en œuvre des attributs du pouvoir public dans les entités. Le ministère de l’intérieur s’y applique et il faudra redéployer des responsables de l’administration de l’État, dans les territoires actuellement occupés par les hors-la-loi. Ce processus exige la mise en place de mécanismes à mettre en place qui seront détaillés dans l’accord de paix, ont renseigné les deux membres du gouvernement.

DU RETOUR DE REFUGIES ET DEPLACES
Les deux parties ont convenu, pour ce faire, de se référer au droit international humanitaire, avec le concours du HCR, en examinant toutes les questions.
Déjà, cette semaine à Addis Abeba, il va se tenir une réunion tripartite HCR – RDC – Rwanda pour traiter et actualiser la problématique de questions de réfugiés qui se trouvent de part et d’autre de la frontière.

QUEL ROLE POUR LA MONUSCO ET LES MECANISMES REGIONAUX ?
La protection de civils dans une zone de conflit est au centre des préoccupations, et il y a nécessité de voir la Monusco pleinement impliquée dans la gestion de la protection de civils pendant cette période post conflit.
Quoi de plus normal que le ministre Muyaya ait informé l’opinion de la tenue, ce lundi, d’une réunion avec les responsables de médias qui ont pris l’engagement de contribuer aux efforts de la construction de la paix. Il y a de postures et discours à tenir et à ne pas tenir en cette période sensible d’où le rôle de médias, d’où il faut éviter de mélanger tous ces processus de paix.
Pour ce faire, Patrick Muyaya a rappelé qu’il y a eu d’abord la déclaration du 18 mars 2025 entre les Présidents Félix Tshisekedi et Kagame autour de l’émir du Qatar. Ensuite, la déclaration du 23 avril qui est la conséquence de discussions entre les représentants du gouvernement et ceux du M23. Aussi, la déclaration de Washington qui est un processus bilatéral entre la RDC- Rwanda et les USA.
”Nous devons faire attention et se rassurer d’avoir lu chacune de ces déclarations pour déceler la complémentarité qui existe entre ces textes. A cela sont associés la résolution 2773, la charte de l’Union Africaine, la charte des Nations Unies, le communiqué conjoint de la réunion SADC du 08 février et surtout notre constitution” a prévenu le porte-parole du gouvernement, avant que le VPM Shabani souligne la particularité de chaque accord est ce qu’il apporte dans ce processus de paix.
Ainsi, a-t-on retenu, l’une des avancées est qu’aujourd’hui on est arrivé à identifier les acteurs majeurs du conflit. Et c’est la particularité de l’accord de Washington qui cristalise et identifie le Rwanda comme l’acteur majeur au conflit. Il l’engage à prendre ses responsabilités pour une paix durable.
À Doha, par contre, il est question des acteurs sur terrain, les identifiants Congolais qui eux aussi doivent prendre à cœur leur responsabilité pour une paix durable et circonscrire dans le document. Chaque document et accord concourt à la réalisation de la paix.
”La paix, on va la construire et ce processus va prendre un certain temps. Ca ne sera pas du tic au tac”, a insisté le VPM pour répondre à la question à quand la paix palpable dans les zones de conflit.

EN PLUS BREF…
Cinq points importants à retenir de tous ces accords de paix, a expliqué le ministre Muyaya qui invite les professionnels de médias à bien lire et comprendre tous ces textes mais pas d’une manière isolée.
1. La déclaration de Doha du 18 mars entre le Président Kagame, l’Emir du Qatar et le Président Tshisekedi
2. Le communiqué de représentants du gouvernement et ceux de l’AFC M23 du 23 avril
3. La déclaration de principes de Washington du 25 avril
4. L’accord de Washington du 27 juin
5. La déclaration de principes du 19 juillet
Et en principe, on attend l’accord de Doha consécutif à cette déclaration qui fait encore l’actualité et l’accord d’un cadre économique régional prévu entre le gouvernement de la RDC et du Rwanda sous les auspices du gouvernement américain.

Le Journal

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