Le deal RDC-USA sur fond d’une diplomatie à nulle autre pareille !

Pays solution, la République Démocratique du Congo l’est à plus d’un titre, notamment dans le domaine de minerais stratégiques —tantale, niobium, tungstène, terres rares, or— que le pays regorge dans sa partie orientale et qui sont convoités par les grandes nations du monde et les multinationales qui font dans les nouvelles technologies. Lesquels minerais placent actuellement la RDC au centre des intérêts des USA, à travers un deal gagnant-gagnant annoncé pour être finalisé sous peu.
Les deux Kivus en sont des détenteurs naturels, une région instable sur le plan sécuritaire, mais dominée par l’exploitation artisanale et des réseaux informels liés à des entreprises chinoises et à la contrebande liées aux pays voisins, comme le dit si bien RFI en précisant que derrière l’objectif de paix qui vient d’être mis en avant par les Etats-Unis, il est surtout question d’ouvrir la voie aux investissements américains dans un espace stratégique. Et pour ce faire, la source indique que trois enjeux guident cette offensive de Trump : sécuriser l’accès aux minerais critiques face à la Chine, stabiliser l’Est du Congo pour attirer les capitaux, et renforcer la présence américaine via le Minerals Security Partnership Forum. Ce travail avait déjà commencé plus au sud, dans le Katanga, avec le corridor ferroviaire de Lobito. Mais l’idée d’étendre cet axe à l’Est s’était heurtée, selon Washington, à un refus du Rwanda, rappelle la radio française, soutenant que c’est dans ce contexte, qu’est intervenue la signature d’une déclaration de principe entre la RDC et le Rwanda, à Washington, sous médiation américaine : la République démocratique du Congo et le Rwanda ayant signé, vendredi 25 avril, à Washington, une déclaration de principes présentée comme une étape importante dans la relance du processus de paix.
Pour faire suite à cette signature de la déclaration de principes que beaucoup traitent d’une avancée significative sur la voie de la paix, le Rwanda et la RDC se retrouvent au mois de juin, pour parvenir à un projet d’accord de paix en prenant l’engagement de privilégier la voie diplomatique plutôt que la voie militaire pour résoudre le conflit qui les divise depuis trois décennies.
De ce point de vue, les préoccupations sécuritaires devront être résolues au sein d’un mécanisme de coordination, souligne la Radio France Internationale, notant que les deux pays s’engagent aussi sur différents principes comme la reconnaissance de l’intégrité territoriale et des frontières de chacun, l’intérêt de limiter la prolifération des groupes armés non étatiques ou encore le retour volontaire des réfugiés et des milliers de déplacés internes, tout en reconnaissant également le rôle de la Monusco.
Ce qui a poussé Félix Tshisekedi à se montrer confiant : “C’est une déclaration de principe, c’est vrai, c’est un pas dans la bonne direction, la direction que j’ai toujours souhaité imprimer à mon pays, et cet engagement, je l’ai pris devant mon peuple. Je le tiendrai jusqu’au bout. Je ramènerai la paix, mais la paix véritable et définitive. Après… il n’y aura plus de problème d’instabilité en République démocratique du Congo, ça, c’est mon vœu et mon serment à la fois. Et je n’en dirai pas plus… Et je vous donne simplement rendez-vous le jour où cette paix deviendra réalité”, a déclaré le président congolais.
L.B
