LES HOMMES EN UNIFORME, AU CŒUR DE NOMBREUX CONFLITS FONCIERS EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO Violence, abus d’autorité, violations graves des droits humains.

La photo de l’un des criminels, nommé Laskony TAMBWE, appréhendé le 15 janvier 2025 grâce à l’intervention courageuse des jeunes du quartier, constitue une pièce essentielle du dossier en instruction. Ce dernier avait été capturé alors qu’il tentait de prendre la fuite avec ses complices,
La République Démocratique du Congo fait face, depuis plusieurs années, à une recrudescence des conflits fonciers, souvent attisés par des acteurs inattendus : des membres des forces de défense et de sécurité. Plusieurs hauts gradés de l’armée congolaise sont cités dans des affaires de spoliation, d’abus d’autorité, d’exactions et d’intimidation dans le cadre de litiges immobiliers, notamment à Kinshasa, capitale du pays.
Parmi les cas les plus troublants figure celui de Madame MIYIMI LUHUMA Bobette, Présidente de la Fondation Congo Oxygène « FOCOXY » en sigle, victime d’une série d’agressions violentes et humiliantes. Sa résidence a été cambriolée une première fois en plein jour, le 24 octobre 2024, par des inconnus. Mais l’attaque la plus grave a eu lieu dans la nuit du 14 au 15 janvier 2025, lorsque des hommes armés ont fait irruption à son domicile. Selon des témoignages concordants, Madame LUHUMA a été violentée et aurait subi des attouchements sexuels.
L’un des assaillants, identifié comme Laskony TAMBWE, a été appréhendé par les jeunes du quartier alors que le groupe prenait la fuite. Lors de son audition au Parquet Général près la Cour d’appel de Kinshasa-Matete, le prévenu aurait avoué avoir agi sur instruction d’un capitaine, lui-même mandaté par un lieutenant-colonel, dans le but de « neutraliser » Madame LUHUMA et de l’évincer définitivement du terrain en litige.

Cette affaire, désormais en cours d’instruction, met en lumière une dérive inquiétante : l’implication directe ou indirecte d’officiers supérieurs dans des opérations extrajudiciaires visant à s’emparer illégalement de propriétés privées, au mépris des droits fondamentaux des citoyens.

Quelques photos de projectiles (balle réelle) tiré par le chef du groupe d’agresseurs, ayant perforé les tôles de la toiture du petit salon lors de l’attaque. Cette preuve matérielle atteste de la violence de l’agression subie et a été transmise aux autorités compétentes pour les besoins de l’enquête.
Le JOURNAL suit de près l’évolution de ce dossier hautement sensible et se réserve le droit de publier les développements à venir.
Affaire à suivre.
Rédaction – Le JOURNAL
