Le Consortium Kimbanguste « Paix sans frontière » sollicite Tshisekedi pour organiser un dialogue dans la cité de Nkamba

Le Consortium « Paix sans frontière » de l’église Kimbanguste invite le Président de la République à la tenue d’un dialogue national citoyen, inclusif et enraciné, à Nkamba, un lieu, selon eux, qui aspire confiance à de milliers de Congolais. Le texte du Consortium, porté par Me Justus Tshikona Kanupabu et M. Kolbe Kulefa Kahanga,
assume une dimension prophétique et mémorielle, comme explique les initiateurs. C’est dans le souci d’apaiser les tensions politiques en République Démocratique du Congo, précisément le conflit opposant le gouvernement de Kinshasa et les groupes rebelles AFC/M23 que le Consortium dénommé ‘’Paix sans frontière‘’ s’inscrit dans une démarche prophétique de rassembler les fils et filles du pays autour d’un dialogue.
Les initiateurs dénoncent, entre autres, conflits armés persistants à l’Est avec AFC/M23, violences
communautaires au Nord-est entre Mbole-Lengola, tensions dans l’Ouest et le Centre avec Mobondo et Kamuena Nsapu, corruption, pauvreté et insécurité urbaine grandissante. Dans un tel climat, le Consortium appelle à un sursaut collectif, enraciné non seulement dans des institutions, mais aussi dans les traditions, la spiritualité et la voix du peuple.
Nkamba la Nouvelle Jérusalem disposée à recevoir les assises
Selon la déclaration du Consortium « Paix sans frontière », la meilleure renonciation peut se faire par un dialogue inclusif.
« Nkamba, surnommée la Nouvelle Jérusalem, est appelée à devenir l’espace sacré où le peuple congolais pourra, dans la vérité, la dignité et la réconciliation, penser ensemble son avenir », soutient la déclaration qui ajoute : « Un Dialogue citoyen, spirituel et culturel. »
Et de continuer le Consortium précise : « Contrairement aux dialogues passés – Nairobi, Doha, Luanda – jugés élitistes et déconnectés des réalités sociales, le Dialogue de Nkamba se veut authentiquement populaire.
Il réunirait des Congolais de tous horizons : citoyens, chefs coutumiers, leaders religieux, représentants des jeunes, femmes, partis politiques, société civile et diaspora », souligne la déclaration.
Un seul objectif
Selon les initiateurs, le dialogue de Nkamba n’aura qu’un seul objectif : « Élaborer un nouveau contrat social,
guidé par la sagesse africaine, la vérité historique et la quête commune de justice, de paix et de
renaissance nationale ».
Le leadership du Chef du l’État et des bons offices du tandem CENCO-ECC sollicités
Le Consortium, selon eux, est un cadre constitutionnel et interreligieux. Il sollicite le leadership du Chef de l’État pour initier officiellement ce Dialogue, en se référant aux articles 170 et 207 de la Constitution, et propose
l’implication des bons offices du tandem CENCO-ECC, porteurs d’un Pacte social pour la paix en RDC.
Et le Consortium « Paix sans frontière » de renchérir : « Une messe coutumière pour la paix sera dite sur l’esplanade du Palais du Peuple à Kinshasa, en présence des autorités traditionnelles issues des 450 ethnies de la République. Elle marquera une étape symbolique avant le lancement du Dialogue de Nkamba », annonce le Consortium avant d’évoquer les figures de Patrice Lumumba et du Chef spirituel Simon Kimbangu Kiangani, appelant à une résurrection du Congo et à un retour des Afro-descendants dans la reconstruction du pays.
Pour les signataires, c’est une urgence historique car le temps presse et Nkamba attend. Le Congo
doit renaître. La RDC ne peut plus fonctionner dans un état d’exception permanent, entre dépendances étrangères, marchandisation de ses ressources, et instrumentalisation identitaire. Ils affirment qu’on doit refonder l’État sur des bases nouvelles, guidées par la volonté populaire, la sagesse ancestrale et la foi
en l’avenir.
La situation de RDC va vider les Congolais de leurs substances intellectuelle et sentimentale pour une solution durable qui boîte les pas.
Gel Boumbe
