En s’accusant et accusant ses complices dans le pillage de l’Est de la RDC...: Paul Kagame éventre le boa des secrets miniers !

Le président rwandais Paul Kagame a récemment donné une interview exclusive à la chaîne de télévision Al Jazeera. Une sortie médiatique qui a tout d’un avoeu où Kagame renverse le récit dominant en affirmant que ce n’est pas le Rwanda qui initie les deals miniers, mais bien la RDC, et il critique directement Félix Tshisekedi. Ses propos, largement relayés sur les réseaux sociaux, visent à déplacer l’accusation de contrebande des mines de l’Est de la RDC vers une responsabilité partagée et à exposer les bénéficiaires réels des flux clandestins.
Kagame soutient que « c’est la RDC qui a initié Washington et Doha », insinuant que Kinshasa est à l’origine des accords diplomatiques et miniers, pas Kigali. Mais il oublie de dire que le pillage des minerais existe depuis trois décennies, et que Tshisekedi était loin de s’imaginer devenir président de la RDC quand lui Kagame recevait comme un cadeau, la RDC de la part de ses protecteurs occidentaux en marge de l’expédition de l’AFDL.
Le président rwandais reproche au président congolais de pointer le Rwanda comme bouc émissaire, alors que selon lui, les circuits de contrebande impliqueraient plusieurs acteurs régionaux et internationaux tandis que Kigali ne viendrait qu’au bas de la liste des bénéficiaires.
Déjà lors du forum Umushyikirano 2026, Kagame avait déjà déclaré pince sans rire : « Si nous étions vraiment en RDC pour les minerais, le Rwanda serait cent fois plus riche ». Cette formule, reprise dans l’interview, vise à ridiculiser l’accusation de pillage direct mais sans convaincre.
En un mot comme en plusieurs, Kagame cherche à transformer l’image d’un Rwanda pillard en celle d’un acteur accusé injustement, en mettant en avant la responsabilité congolaise et internationale.
Les révélations récentes sur la taxation armée et la “blanchisserie” des minerais (3T : étain, tungstène, tantale) montrent que les chaînes d’approvisionnement sont transnationales et ne se limitent pas au Rwanda. Et à tout prendre, les propos de Paul Kagame viennent alimenter le débat sur la souveraineté et la transparence des flux miniers.
Tu mets le doigt sur une dynamique intéressante : Kagame, longtemps maître du récit régional, se retrouve aujourd’hui dans une posture défensive. Ses interventions répétées pour se justifier montrent qu’il est sous pression diplomatique et médiatique, tandis que Tshisekedi, fort de ses alliances (Washington, Doha, Barcelone) et de son discours souverainiste, apparaît comme celui qui mène la danse.
Quand le stratège devient l’accusé…
Paul Kagame, habitué à dicter le tempo, se retrouve aujourd’hui à courir derrière les accusations. Chaque phrase qu’il lâche dans les médias ou lors de ses adresses publiques à sa population, ressembleà une contre‑attaque improvisée, comme un boxeur acculé dans les cordes.
En face de ce pugiliste fatigué, Félix Tshisekedi joue la carte du vainqueur qui a le vent en poupe parce qu’il brandit la souveraineté minière comme un étendard, multiplie les partenariats internationaux, et laisse son voisin s’épuiser à se défendre.
La scène devient presque inversée : le Rwanda, jadis accusateur agile, devient justificateur permanent. Et Kinshasa, longtemps sur la défensive, goûte désormais au plaisir rare de voir son adversaire “contre le mur”.
L’on est face à une scène théâtrale où Kagame, longtemps perçu comme stratège implacable, se retrouve dans le rôle du personnage acculé, obligé de livrer des aveux qu’il avait toujours niés. L’image du boa éventré est puissante : elle traduit la volonté de ne pas mourir seul, de mettre à nu les complicités occidentales qui l’ont longtemps soutenu avant de le lâcher.
Le stratège mis à genoux…
Sur la scène, Kagame n’est plus le metteur en scène mais l’acteur tragique. L’air pleurnichard, il confesse avoir joué les exécutants des grandes puissances, celles qui l’avaient applaudi hier et le jettent aujourd’hui aux gémonies. Pour ne pas tomber seul, il déchire le rideau et expose les commanditaires, éventrant le boa des secrets miniers. Tshisekedi, lui, n’a qu’à cueillir les applaudissements d’un public qui voit enfin le stratège réduit à l’aveu.
