Matata frappe depuis l’ombre

 Matata frappe depuis l’ombre

Pendant plus de deux mois, le nom d’Augustin Matata Ponyo s’est effacé du paysage politique. Ni photo, ni déclaration, ni trace. Une disparition qui alimentait rumeurs et inquiétudes, même chez ses plus farouches détracteurs.

Ce samedi 2 août 2025, le voile se lève enfin : par la voix de son secrétaire général Francklin Tshamala, le Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD) confirme que son leader est vivant, en sécurité… mais en exil.

« Il a été contraint de fuir face aux violations répétées de ses droits », explique Tshamala, citant l’article 30 de la Constitution qui garantit la liberté de circulation. Destination ? Gardée secrète… pour l’instant.

Matata frappe depuis l’ombre
L’ancien Premier ministre, jugé par défaut en mai dans ce que son parti qualifie d’« arrêt inconstitutionnel », se dit prêt à poursuivre son combat pour l’État de droit depuis l’étranger.
Pour le LGD, ce procès n’était qu’une mascarade : quatre ans « d’acharnement judiciaire » mêlant perquisitions musclées, mise en résidence surveillée illégale, blocage des voyages de sa famille… jusqu’à une tentative d’empoisonnement présumée.

Depuis le 21 mai, jour de sa disparition, Matata préparait sa riposte. Aujourd’hui, il se repositionne comme une voix forte de l’opposition, prêt à unir les forces politiques locales et exilées contre un pouvoir qu’il accuse d’abuser de la justice.

L’homme n’a peut-être plus de tribune à Kinshasa… mais depuis l’ombre, il frappe.

Par Christian Tandu

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