Interclubs CAF : Qui bloque entre la FECOFA, la LINAFOOT et les clubs

À quelques semaines des échéances continentales, la réunion tripartite de ce lundi 25 août à Kinshasa entre la Fédération congolaise de football Association (FECOFA), la Ligue nationale de football (LINAFOOT) et les clubs engagés en compétitions interclubs s’est soldée par un échec, alors que jusque-là aucun accord n’a été trouvé. On se demande pourquoi les parties prenantes se campent chacune dans une position qui n’aménage pas les autres ?
Mazembe, un dossier qui pèse lourdement
Le différend opposant le TP Mazembe à la FECOFA, à la suite de l’arrêt du championnat à la 16ᵉ journée, continue de plomber tout le processus. Par une sentence arbitrale définitive rendue le mercredi 16 juillet, le Tribunal arbitral du sport (TAS) avait annulé la décision de la FECOFA d’interrompre le championnat national, ordonnant sa reprise immédiate.
Dans une autre lettre datée du 18 août, le Tribunal Arbitral du Sport avait confirmé que sa décision était immédiatement exécutoire, bien que sa motivation complète reste attendue.
Cette clarification rend encore plus complexe la désignation des représentants congolais.
Jusque-là, la RDC n’a aucun représentant confirmé
À ce jour, la Confédération africaine de football (CAF) n’a pas encore officialisé les quatre représentants de la RDC.
Lors du tirage au sort du 8 août, seuls les intitulés « RDC 1 » et « RDC 2 » apparaissaient, sans noms de clubs.
Malgré cette cacophonie à ce stade où les équipes des pays représentés dans ces compétitions africaines sont connues, en RDC, les équipes pressenties en Ligue des Champions CAF : Aigles du Congo et FC Saint Éloi Lupopo ; en Coupe de la Confédération : AS Maniema Union et AS Simba.
Face à l’impasse, une audience urgente avec le ministre des Sports est désormais sollicitée.
Inquiet de la situation, Lambert Ossango, président de l’ADFCO, s’est voulu prudent : « La situation est délicate. Mais nous gardons espoir de trouver une issue favorable. »
Les clubs congolais attendent toujours une décision qui déterminera leur avenir continental. Mais le temps presse : si aucun consensus n’est trouvé rapidement, la RDC risque un nouveau coup dur sur la scène africaine. Et, une incertitude totale y demeure.
Gel Boumbe
