L’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale de la RDC: 12 candidats pour un fauteuil !

 L’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale de la RDC: 12 candidats pour un fauteuil !

– Christophe Mboso, une figure emblématique qui rassure…

Dans son communiqué publié le 24 octobre, le professeur André Mbata, Secrétaire Permanent de l’Union sacrée de la Nation -USN-, informe l’opinion que conformément à son communiqué du 23 octobre 2025 relatif à l’expiration du délai butoir, il a réceptionné 12 dossiers des candidats au poste de Président de l’Assemblée nationale, poste qui revient à la Majorité USN suivant l’article 27 alinea 2 du Règlement intérieur de cette chambre basse.

À son tour, le SG Mbata a transmis les dossiers reçus à la Haute Autorité Politique de l’Union sacrée de la Nation pour décision, tout en remerciant et felicitant tous les candidats pour s’être conformés au communiqué relatif à l’expiration du délai butoir.
L’acte posé par les douze postulants au perchoir de l’Assemblée nationale démontre à suffisance que l’Union sacrée de la Nation demeure une plateforme politique résolument démocratique et bien structurée.
Christophe Mboso : atouts et positionnement
L’honorable Christophe Mboso, accompagné des élus nationaux de 26 provinces du pays avec en avant-plan, ceux du Grand Kivu, a officiellement, parmi les douze dont il est question, déposé sa candidature le vendredi 24 octobre au siège de l’Union sacrée de la nation, pour postuler à la présidence du Bureau de l’Assemblée nationale .
Pour un de ses proches, le moment est historique et solennel, parce qu’il marque la détermination et la conviction d’un homme d’État résolument au service de son pays. Porté par son expérience et son expertise, Christophe Mboso s’est dit prêt à prendre les rênes de l’Assemblée nationale pour œuvrer au développement et à la prospérité de la République Démocratique du Congo. Comment ne pas croire en cet homme qui reste incontestablement, un leader visionnaire pour un avenir radieux du pays de Lumumba et surtout qu’il est fidèle et loyal à Félix Tshisekedi qu’il a soutenu avec conviction au moment le plus sombre de la RDC, quand les agresseurs nourris à la mamelle de Kigali venaient de faire tomber Goma et Bukavu, menaçant de descendre sur Kinshasa pour faire tomber Tshisekedi et s’emparer du pouvoir. Des politiciens à double face tapis dans l’USN ont soutenu en catimini les agresseurs et laissé leurs membres aller rejoindre la rébellion, tandis que Christophe Mboso est resté attaché à Tshisekedi en multipliant des déclarations pour dénoncer l’agression avec des mots durs. Les autres ont préféré gardé un mutisme complice, d’autres se sont fait malades et sorti du pays pour de soins de santé imaginaires.
À tout prendre, Mboso Christophe -l’ancien président de l’Assemblée nationale et actuel deuxième vice-président-, capitalise sur une connaissance approfondie des rouages parlementaires, en sus de sa loyauté politique qui le met en position d’un homme fidèle au Chef de l’État, ce qui peut séduire les stratèges de l’Union sacrée en quête de cohésion.
En plus, le doyen de la chambre basse, comme marqué ci-dessus, développe un narratif de continuité reposant sur son discours qui insiste sur la stabilité, la compétence et le service à la Nation, ce qui peut rassurer les députés face aux incertitudes post-Kamerhe. Le patriarche Mboso jouit de réseaux internes bâtis sur sa longévité politique lui conférant des appuis dans les commissions et groupes parlementaires, notamment chez les élus du Grand Bandundu. Un autre point à son avantage est son appartenance à l’espace lingalaphone, pour jouer à équilibrer la géopolitique dans une mosaïque où les swahiliphones s’imposent en majorité à tête d’autres institutions politiques majeures de la RDC.

Que retenir des autres candidats…
Quelques dynamiques émergent parmi les autres candidats notamment Aimé Boji Sangara, un technocrate reconnu, doublé d’ancien ministre du Budget pendant 4 ans. Mais des analystes de la scène politique congolaise notent qu’il est moins enraciné dans les réseaux parlementaires. Du coup, son image est plus administrative que politique. Ron Roger Bimwala, le candidat le plus jeune, incarne le renouveau générationnel, soutenu par le Caucus des jeunes élus. Son seul bémol c’est le manque d’expérience institutionnelle qui risque de le marginaliser dans une course dominée par les poids lourds.


Quant aux autres figures de l’Union sacrée, des sources renseignent qu’ils misent sur leur proximité avec le Président et Haute Autorité Politique, ou carrément leur rôle dans la campagne électorale. Tandis que leurs faiblesses communes se résument en ceci : fragmentation des soutiens, absence de visibilité nationale, manque de bilan parlementaire solide.

Enjeux et pronostic
Mais si l’Union sacrée privilégie la stabilité et l’expérience, selon plusieurs témoignages, Christophe Mboso pourrait bénéficier d’un vote de confiance. Toutefois, si une volonté de renouvellement ou de rééquilibrage régional s’impose, des figures plus jeunes ou issues d’autres provinces pourraient émerger. Ce qui reste à vérifier pour autant que le facteur décisif sera probablement la capacité à fédérer les blocs internes de l’Union sacrée, notamment les caucus provinciaux et les commissions stratégiques.

Le Journal

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