Ambitieux objectif de l’ANSER pour l’électrification rurale !

 Ambitieux objectif de l’ANSER pour l’électrification rurale !

L’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) vise grand pour sortir la RDC du trou où une se trouve un grand nombre d’habitants privés du courant électrique. En effet, 1.100 projets énergétiques sont planifiés sur une période de cinq ans. De ces projets, 65 sont actuellement en cours de réalisation tandis que 22 autres sont déjà achevés.

À cette allure, il y a lieu d’avouer que l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain -ANSER- est sur la bonne voie et trace sa route vers un accès élargi à l’électricité en République Démocratique du Congo, dès lors que l’objectif poursuivi est d’atteindre 52 % de couverture en zones rurales à l’horizon 2030, avec une enveloppe financière de 744 milliards de CDF.
Ce programme qui a tout pour faire espérer les Congolais a été révélé au cours d’un briefing-presse animé conjointement le jeudi 17 juillet 2025, par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, et le Directeur Général Adjoint de l’ANSER, Damien Twambilangana.
À la faveur de ce breafing presse, le numéro 2 de cette Agence a dressé un élogieux état des lieux des efforts déployés depuis la création de l’Agence en cinq ans, avant de se pencher sur des perspectives ambitieuses pour les années à venir. C’est à ce niveau que Damien Twambilangana a fait savoir que depuis 2020, l’ANSER a planifié 1.100 projets énergétiques sur l’ensemble du territoire national. Et que 65 de ces projets sont en cours de mise en œuvre présentement, 22 étant déjà été finalisés.
Le DGA de l’ANSER a également indiqué que pour assurer l’amélioration durable de l’accès à l’électricité en milieu rural et périurbain, sa structure mise sur une approche basée sur les énergies renouvelables : Solaire, hydro, éolien, biogaz.
Comme on peut le voir, il s’agit des solutions adaptées aux réalités locales qui déjà fait leurs preuves ailleurs. Autant croire que l’Agence ne veut pas inventer la roue parce qu’elle estime que l’avenir énergétique de la RDC repose sur les ressources renouvelables.
“Le solaire et l’hydroélectrique seront les moteurs de notre stratégie d’électrification”, a rassuré le DGA Twambilangana en confiant que l’ANSER vise à porter le taux d’accès à l’électricité dans les zones rurales à 52 % d’ici 2030.
Un défi de taille, pensent les observateurs, surtout quand l’on connaît les écarts encore criants entre milieux urbains et ruraux.
Mais à l’ANSER, une telle crainte n’a pas sa place du moment où il s’agit d’une ambition réaliste pour laquelle l’on continue à mobiliser les ressources nécessaires et à renforcer les partenariats publics et privés.

Les raisons d’espérer…
Si l’ANSER se montre aussi déterminée, c’est parce que le budget prévisionnel nécessaire à cette transformation énergétique s’élève à 744 milliards de francs congolais. Un financement soutenu par le Fonds de promotion de l’industrie -FPI- et d’autres bailleurs internationaux.
Pas que ça, à l’ANSER la détermination est assez perceptible parce que l’électricité n’y est pas considéré comme un luxe, mais un droit fondamental et un levier de développement. Au point qu’on ne cesse de répéter que chaque village électrifié, c’est une école qui fonctionne, un centre de santé qui sauve des vies, une économie locale qui redémarre.
Le fait qu’en analysant froidement la situation du terrain entre les grandes villes et les milieux ruraux et pérurbains, il se dégage que les zones rurales sont électrifiées à seulement 1 % empêchent le sommeil aux dirigeants de l’ANSER. D’où ce défi qu’ils ont pour les 5 ans à venir, en atteignant 52%.
“Nous sommes appelés à pouvoir développer plus ou moins 8000 MW dans les 5 ans à venir et cela est possible”, se convainc Damien Twambilangana en rassurant qu’actuellement, les capacités de le faire existent avec en sus, une bonne expérience et des grandes capacités d’atteindre cet objectif.

Laurent BUADI

5 ans de l’Agence Nationale de l’Électrification et des Services Énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) :
Présentation des réalisations à mi-parcours et perspectives d’avenir

Ce jeudi 17 juillet 2025, un Special Briefing Presse a été co-animé par le Ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement, Patrick MUYAYA KATEMBWE, et le Directeur Général adjoint de l’ANSER, Damien TWAMBILANGANA MUKONGO.

Cinq ans déjà !

Du 17 juillet 2020 au 17 juillet 2025, cela fait exactement cinq ans que l’Agence Nationale de l’Électrification et des Services Énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) a vu le jour. En un quinquennat, de nombreuses réalisations sont à mettre à l’actif de cette agence.

Selon Damien TWAMBILANGANA, la première phase du travail a consisté à établir une planification rigoureuse, à travers l’élaboration des Plans Locaux d’Électrification (PLE).

« La RDC compte 145 territoires. Aujourd’hui, nous avons une stratégie d’électrification propre à chacun d’eux, en tenant compte de leurs réalités spécifiques. »

Plus de 1 100 projets ont ainsi été identifiés, parmi lesquels 270 ont été retenus dans le cadre du Programme d’Investissement Prioritaire. Sur ces projets :
• 65 sont actuellement en cours,
• 22 ont été achevés,
• et 43 présentent un taux d’avancement moyen de 60 %.

Objectif initial vs Réalité sur le terrain

L’ambition initiale était de développer 744 mégawatts. À ce jour, 30 MW ont été effectivement produits, en raison de multiples contraintes.
Cependant, l’impact sur les zones périurbaines est significatif. Le taux d’électrification, encore à 1 % actuellement, est projeté à 53 % d’ici 2030.

Pourquoi l’ANSER alors que la SNEL existe déjà ?

Le Directeur Général Adjoint explique :

« La SNEL intervient principalement dans les zones urbaines, tandis que l’ANSER se concentre sur les milieux ruraux et périurbains, là où l’offre est quasi inexistante. »

Origines de l’ANSER

L’ANSER est issue de la réforme de libéralisation du secteur de l’électricité, amorcée en 2008 et concrétisée en 2014. Cette libéralisation a donné naissance à deux structures :
• l’ANSER
• et l’ARE (Autorité de Régulation de l’Électricité)

L’agence n’a pas été conçue comme un opérateur direct, mais se retrouve parfois en concurrence avec des opérateurs privés, peu enclins à investir dans les zones rurales.
Elle a donc une double mission :
1. Produire de l’électricité
2. Financer l’électrification et attirer des investisseurs privés dans les zones délaissées.

Le financement de l’ANSER provient :
• de dotations budgétaires de l’État,
• et de ressources parafiscales propres.

Organisation territoriale

Le pays a été découpé en six pools régionaux :
1. Pool Ouest : Kinshasa, Grand Bandundu, Kongo-Central
2. Pool Équateur : Grand Équateur
3. Pool Est : Nord et Sud-Kivu, Tanganyika, Maniema
4. Pool Grand Katanga : Haut-Katanga, Lualaba
5. Pool Grand Kasaï
6. (Le sixième pool n’est pas cité dans le texte ; peut-être à clarifier)

Success stories

Parmi les 22 projets finalisés, on peut citer :
• les centrales de Bonga Yassa dans le Grand Bandundu,
• Lumumba-ville, désormais électrifiée avec plusieurs centrales,
• des projets à Kananga, Tanganyika, Basankusu, etc.

Plus d’informations sont disponibles sur le site web officiel de l’ANSER.

Bilan financier et ambitions futures

En cinq ans :
• 50 millions USD ont été mobilisés via la dotation de l’État,
• 38 mégawatts ont été produits.

Mais les ambitions pour les cinq prochaines années sont claires :
• Produire 8 000 mégawatts
• Mobiliser 5 milliards USD
En parallèle, 20 titres ont été accordés à des opérateurs privés, mais les lenteurs administratives restent un défi à relever.

Cellule de communication

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