Face à une mascarade autour de son retrait de la CEEA: Thérèse Kayikwamba applique une douche froide à Kigali !

 Face à une mascarade autour de son retrait de la CEEA: Thérèse Kayikwamba applique une douche froide à Kigali !

Le week-end dernier a été dominé par la tenue de la réunion des pays de la CEEAC qui s’est soldée par le retrait du Rwanda de cette organisation régionale, pour des raisons qui ont été largement commentées dans les médias et réseaux sociaux.

Pour donner un sens à son retrait, le gouvernement Rwandais a pondu un communiqué par lequel, il a justifié son acte, en déplorant l’instrumentalisation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale -CEEAC- par la RDC avec le soutien de certains membres. Ce que Kigali a qualifié d’une dérive où le droit du Rwanda à la présidence rotative, telle que stipulé dans l’article 6 du Traité, a été délibérément ignoré pour imposer le diktat de la RDC.
Plus loin dans le communiqué, il est dénoncé la remise en cause des droits du Rwanda garantis par les textes constitutifs de la CEEAC, au point que le pays de Paul Kagame ne voit aucune raison de maintenir son appartenance à une organisation dont le fonctionnement et contraire à ses principes et son utilité.

Kayikwamba remet les pendules à l’heure…
La réponse du berger à la bergère ne s’est pas fait attendre, face à ce qui a tout d’une pièce de théâtre. En effet, la République démocratique du Congo, par le truchement du ministère des Affaires étrangères, a exprimé sa préoccupation dimanche face à une tendance qu’elle juge inquiétante : celle de « se retirer d’un traité ou bloquer un processus dès qu’une exigence de redevabilité est évoquée ».
La RDC estime que cette posture, « tolérée trop longtemps », a conduit à des « accords sans redevabilité, donc sans durabilité ». Le gouvernement congolais réagit dans un contexte marqué par le retrait annoncé du Rwanda de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).
La RDC rappelle que le différend avec Kigali est alimenté « par des actes d’agression dénoncés, notamment par la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui exige le retrait immédiat des forces armées rwandaises ». Ces actes, souligne le communiqué du ministère des Affaires étrangères, violent l’article 34 du traité révisé de la CEEAC, qui interdit tout recours à la force entre États membres.
« Un instrument juridique s’applique dans son intégralité ou il perd toute portée », indique le communiqué du ministère des Affaires étrangères, qui affirme rester engagée dans les processus de paix en cours sous l’égide de l’Union africaine, du Qatar et des États-Unis.
Et d’insister : « Participer à un processus de paix ne saurait signifier effacement du passé ni immunité pour des crimes graves. » Il appelle les institutions régionales et internationales à « réaffirmer, par des actes concrets, leur attachement à la légalité, à la responsabilité et à l’intégrité territoriale des États ».
Le Journal

    admin

    Related post