Une rentrée parlementaire de tous les enjeux: L’hypothétique survie de Vital Kamerhe au perchoir de la chambre basse !

 Une rentrée parlementaire de tous les enjeux: L’hypothétique survie de Vital Kamerhe au perchoir de la chambre basse !

Lundi 15 septembre 2025. La journée est inhabituel, car il s’ouvre une session parlementaire qui s’annonce aussi décisive que périlleuse pour le président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe.Ce n’est pas une simple rentrée budgétaire : c’est un test de survie politique, un moment de vérité où les équilibres internes de la majorité présidentielle vont se jouer à quitte ou double.

 

Une rentrée sous haute tension

En effet, plus de 200 députés pétitionnaires affirment avoir réuni les signatures nécessaires pour destituer le bureau Kamerhe. Ce chiffre, s’il est confirmé, dépasse le seuil de recevabilité et pourrait enclencher une procédure formelle dès l’ouverture de la session. L’UDPS, pilier de la majorité, est sollicitée pour arbitrer. Augustin Kabuya, son secrétaire général, a promis de consulter la “haute autorité politique”, c’est-à-dire le président Tshisekedi. Ce flou stratégique laisse planer l’incertitude : soutien ou neutralité ? Tandis que le président Tshisekedi lui-même a enjoint Kamerhe et Sama Lukonde à garantir une rentrée “sereine” et centrée sur les priorités nationales. Mais cette injonction semble en décalage avec la réalité des tensions internes.

 

Les enjeux derrière les apparences

Le budget 2026, pierre angulaire de la session, devient un levier de négociation. Kamerhe a lancé une série de consultations régionales pour cartographier les revendications territoriales et monnayer les soutiens, a-t-on entendu sur les réseaux sociaux.

Pourtant, la sécurité dans l’Est, la reddition des comptes 2024, et les réformes institutionnelles sont les autres priorités affichées. Mais elles risquent d’être éclipsées par le bras de fer autour du bureau.

S’il est vrai que la stabilité institutionnelle est le mot d’ordre officiel, en coulisses par contre, c’est une lutte d’influence entre factions de la majorité, où chaque caucus parlementaire devient un terrain de marchandage.

L’avenir à plusieurs inconnus !

 

Pour des analystes proches du dossier, si Kamerhe parvient à désamorcer la fronde ce lundi, ce sera grâce à une combinaison de diplomatie territoriale, promesses budgétaires et arbitrage présidentiel. Mais si les pétitionnaires maintiennent la pression et que l’UDPS bascule, alors la session pourrait s’ouvrir sur une crise institutionnelle majeure.

Dans tous les cas, cette rentrée parlementaire est un révélateur de la solidité de la majorité, de la capacité de Kamerhe à fédérer, et du rôle réel du président Tshisekedi comme arbitre suprême. À tout prendre, c’est un moment de vérité qui pourrait redessiner les rapports de force au sein de l’appareil d’État.

Laurent BUADI 

    admin

    Related post