Tshisekedi encourage une politique de quotas visant l’encadrement des exportations du Cobalt !

 Tshisekedi encourage une politique de quotas visant l’encadrement des exportations du Cobalt !

Le respect de la mesure de suspension des exportations de Cobalt et des mesures réglementaires adoptées par le ministère des Mines et par l’Autorité de Régulation et de Contrôle des Marchés des Substances Minérales Stratégiques (ARECOMS) pour assainir sa chaîne d’approvisionnement est vivement encouragé par le président de la République Félix Antoine Tshisekedi qui a soutenu la suspension en vigueur de cette mesure qui, du reste, prendra fin le 15 octobre 2025.

À compter du 16 octobre cette approche devra être relayée par une politique de quotas visant à encadrer durablement les exportations et à protéger les intérêts de la nation, a souhaité le chef de l’État à la 61e réunion du Conseil des ministres, en se réjouissant des résultats déjà obtenus à la suite de ces mesures qui sont probants, parce que le prix du Cobalt métal a connu un bon à la hausse de 21.936 USD à 42108 USD la tonne en sept mois et demi, tandis que celui de l’hydroxyde de cobalt a progressé de 12.566 USD à 36.927 USD, soit une hausse de 194%. Ce qui fait que, l’excédent sur le marché se réduit contribuant à un rééquilibrage favorable.
La République Démocratique du Congo, premier producteur mondial dispose désormais d’un véritable levier pour influer sur ce marché stratégique, accroître ses recettes et améliorer les conditions de vie de sa population, a expliqué le président de la République en soulignant qu’il est impératif de maintenir ces acquis, car trop longtemps, la RDC a été victime des stratégies prédatrices. Pour Félix Tshisekedi, les suspensions successives et désormais la mise en place des quotas constituent des instruments de souveraineté, de régulation et d’assainissement de la filière Cobalt, tandis que leur application rigoureuse et objective devient indispensable pour compléter le manque à gagner financier et garantir une gestion transparente de nos ressources. C’est dans cet ordre d’idées que Félix Tshisekedi a instruit le VPM en charge de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et Affaires Coutumières, le ministre des finances, le ministre des Mines et leurs services respectifs d’appuyer sans faille l’Autorité de Régulation et de Contrôle des Marchés des Substances Minérales Stratégiques (ARECOMS) dans sa mission visant l’amélioration des cours et l’équilibre du marché pour maximiser les recettes de l’État issues de l’exploitation et de la commercialisation du Cobalt tout en assainissant sa filière sur les aspects liés à l’artisanat.
Tshisekedi a annoncé le renforcement des contrôles qui devront être assurés à priori et à posteriori avec des sanctions exemplaires à l’encontre des acteurs impliqués dans la fraude ou des pratiques subversives incluant l’exclusion définitive du système des quotas. Compte tenu de la sensibilité des marchés et de la nature stratégique des décisions de l’État concernant la maîtrise de la chaîne des valeurs du Cobalt, l’Autorité de Régulation et de Contrôle des Marchés des Substances Minérales Stratégiques (ARECOMS) demeure la seule entité habilitée à communiquer les mesures prises aux tiers comme instruit lors de la 36e réunion du Conseil des ministres conformément à sa mission, elle fixe en toute objectivité les quotas et elle est qualifiée de retirer tout avantage aux opérateurs reconnus coupables de fraude.
Que le chef de l’État ait fermement mis en garde toute tentative d’ingérence politique ou économique visant à influencer ce dispositif stratégique, rentre dans cette stratégie impliquant une discipline collective et une vigilance qui permettra à la République Démocratique du Congo de tirer pleinement partie de sa position de leader mondial du Cobalt au bénéfice de développement et de son peuple.
Tout compte fait, un rapport sur l’exécution ces instructions du président de la République est attendu dans les 30 jours.

À titre de rappel, cette décision faisait suite à une évaluation approfondie du marché du cobalt menée le 22 février 2025 par l’Autorité de régulation et de contrôle des marchés des substances minérales stratégiques (ARECOMS). Les mesures prises, qui incluent la suspension des exportations, s’inscrivent dans un effort pour mettre fin à la commercialisation anarchique du cobalt, un problème récurrent pour la RDC, premier producteur mondial de ce minerai essentiel pour les technologies de pointe, notamment les batteries électriques.
La décision est du reste, conforme à la communication du chef de l’État faite lors de la 36e réunion du Conseil des ministres du 21 mars 2025, visant à rétablir l’ordre et à renforcer la gestion optimale de cette ressource minière stratégique, essentielle à l’économie nationale, précise la Communication du gouvernement.

Le Journal

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