Sortie officielle C64 : Félix Tshisekedi a fait une déclaration de guerre contre le peuple congolais

La «Coalition Article 64» (C64) regroupant l’opposition politique et les forces sociales de la République démocratique du Congo a effectué sa sortie officielle ce mardi 19 mai en la salle du Centre culturel Boboto à Gombe. La capacité d’accueil de la salle étant de 800 place, ceux qui étaient restés dehors faisaient le double de la salle.
Après l’hymne nationale, le modérateur de la cérémonie a procédé à la présentation des formations politiques et sociales membres de la coalition, presqu’une vingtaine au total. Parmi eux, on peut citer quelques présidents et Secrétaires nationaux, notamment Martin Fayulu (Écidé), Delly Sessanga (Envol), Jean-Marc Kabund (A.Ch), Dieudonné Bolengetenge (Ensemble pour la République), Franklin Tshamala (LGD).
Dans sa déclaration politique du lancement officiel de la nouvelle plateforme, la «Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel», en sigle C64 a, d’entrée de jeu déploré :
«Nous, partis politiques de l’opposition, organisations et forces sociales ainsi que les personnalités indépendantes signataires de la présente déclaration, déplorons et condamnons la dégradation continue de la situation sécuritaire, politique économique, sociale et institutionnel en République Démocratique du Congo» marqué, notamment par l’insécurité persistante dans l’est du pays. L’occupation de certaines parties du territoire national par le Rwanda, l’Ouganda, le long de la Zambie, les massacres répétés des populations civiles, les millions des déplacés (…), les arrestations arbitraires, les atteintes aux libertés fondamentales ainsi que la souffrance croissante du peuple congolais croupi dans la misère, condamné au chômage à l’insécurité permanente et à l’humiliation», précise le point premier de la déclaration.
«Au moment où la nation fait face à la guerre, à l’effondrement de l’État et à une détresse nationale sans précédent, le régime de Monsieur Félix Tshisekedi, animé par une ambition démesurée et dangereuse, preuve d’une insouciance coupable et d’une irresponsabilité historique, est loin de mobiliser toutes les ressources nationales pour défendre les entités territoriales, réunifié le pays, restaurer l’autorité de l’État et soulager les souffrances du peuple. Mais, Monsieur Félix Tshisekedi entretient délibérément un état de crise permanente et force son énergie à un projet de coup d’état constitutionnel pour la perpétuité de son régime» indique la déclaration.
Entretien d’une milice par le régime
C64, dénonce un système fondé sur les détournements massifs des deniers publics, la corruption généralisée, le divisionnisme, le favoritisme criante, le tribalisme, la fédération des ressources publiques, la restriction des libertés fondamentales, dénonçant l’entretien d’une milice privée et partisanes dénommée «Force du progrès» en violation de la Constitution.
Selon C64, le régime entretient également l’aliénation des intérêts supérieurs du peuple congolais au profit des intérêts personnels et contraire à la souveraineté nationale.
Rébellion contre la Révolution
La nouvelle coalition de l’opposition est convaincu que «la dérive autoritaire engagé par le régime, dont l’application à travers son initiative de changement de Constitution, constitue un acte de rébellion contre la République et une déclaration de guerre contre le peuple.»
«Au congolais convaincu de la dérive autoritaire engagé par le régime de votre pays à travers son initiative de changement de Constitution est une rébellion contre la Révolution et une déclaration de guerre contre le peuple et le politique car, tout individu qui prend le pouvoir par la force pour qu’il exerce en violation des dispositifs de la Constitution, doit faire l’objet de résistance pour lui faire échec
La tentative de Monsieur Félix Tshisekedi de renverser le récit constitutionnel jusqu’au 18 février 2019, tirant les leçons des expériences douloureuses de l’exercice du pouvoir dans notre pays depuis son accession à l’indépendance, la Constitution du 18 février 2006 a organisé les institutions de la République autour des tests de rotation majeures, si après assurer le fonctionnement harmonieuse des institutions, prévenir les conflits, instaurer un état de droit contre toute tentative de dérive dictatoriale, garantir la bonne gouvernance, lutter contre l’impunité assuré l’alternance démocratique.
Le renversement constitutionnel constitue une impatience descriptible contre la nation et l’État.
Retrait du texte proposant la loi référendaire
C64 exige le retrait du texte de la proposition de loi référendaire tel représenté car il constitue une violation de la Constitution ainsi qu’une menace grave de l’ordre constitutionnel et la stabilité.
«Rejetons la manipulation de Monsieur Tshisekedi qui tente fallacieusement de lier son projet de coup d’état constitutionnel à l’accord de Washington du 4 décembre 2025.»
Le reste du mandat est 852 jours
L’opposition au changement de la Constitution rappelle que «de ce jour 19 mai 2026, il reste 852 jours avant la convocation constitutionnelle de l’élection présidentielle de 2013. Il doit quitter le pouvoir, de gréer ou de force. La programmation en plein air par l’Assemblée nationale de la proposition de loi référendaire, est considérée comme une déclaration de guerre parce conséquent nous exploitons à fond sans exclusivité toutes les possibilités que nous offre de l’article 64», précise la déclaration.
Pour terminer, C64 lance un appel solennel à la vigilance citoyenne et demande au peuple congolais de se tenir en état d’alerte et de mobilisation permanente considérer toutes les actions pratiques démocratiques et républicaines engagées par la coalition C64 en vue de défendre la République, la Constitution, l’alternance démocratique.
Gel Boumbe
