RDC – Fonds Frivao : Décryptage d’une campagne de diabolisation contre Jules Alingete orchestrée par un prédateur financier neutralisé

Une nouvelle vague de rumeurs malveillantes agite la toile congolaise, accusant à tort M. Jules Alingete Key – ancien Inspecteur Général des Finances et Chef de service – d’avoir organisé une répartition illégale des 325 millions de dollars versés par l’Ouganda à la République Démocratique du Congo, en vertu d’un arrêt de la Cour internationale de justice (CIJ) rendu le 2 octobre 2022. Cet arrêt historique fait suite à la guerre de six jours à Kisangani et impose à Kampala la réparation des dommages subis par la RDC.
Selon nos informations, cette campagne serait alimentée par un « prédateur financier » que l’IGF avait lui-même mis hors d’état de nuire. Des relais médiatiques proches de ce dernier ont été mobilisés pour attaquer les modalités de répartition de l’indemnisation, pourtant clairement établies par la CIJ et rappelées dans la correspondance officielle adressée au Gouvernement congolais par M. Alingete le 2 octobre 2024.
Une répartition conforme à la justice internationale
L’arrêt de la CIJ prévoit la répartition suivante des 325 millions USD :
– 69,2 % (225 millions USD) pour réparer les dommages causés aux personnes physiques,
– 12,3 % (40 millions USD) pour les biens endommagés,
– 18,5 % (60 millions USD) pour les préjudices subis par les ressources naturelles.
Les deux premiers volets de cette indemnisation, soit 265 millions USD, sont gérés par le Fonds spécial Frivao, tel que prévu par le décret présidentiel portant sa création. La troisième portion de 60 millions USD est, quant à elle, administrée par le Gouvernement, à travers le Ministère de la Justice, et ne peut être utilisée qu’avec l’aval du Conseil des ministres.
La correspondance de l’IGF ne fait que rappeler au Gouvernement ces dispositions légales et transparentes de la CIJ. Accuser Jules Alingete d’irrégularités relève donc de la désinformation. Ces allégations, bien que bruyamment relayées, ne tiennent pas face aux faits établis par une juridiction internationale et les textes officiels.
Didier Mbongomingi
