Les pro Fatshi broient du noir !

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Qui veut aller en guerre, prépare sa monture. Cette adage plein de sagesse ne semble pas être au centre des préoccupations dans la famille politique du chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

En effet, à quatorze jours de la tenue des élections générales pour lesquelles Dénis Kadima se montre très confiant, la vraie campagne électorale à l’Union Sacrée de la nation ne semble être menée que par Félix Tshisekedi et des grosses pointures candidats à divers niveaux de sa famille politique qui sont dans les institutions de la République. Les caisses de l’État ont-elles été mises à contribution à ce sujet ? La question vaut tout son poids.
L’opinion se rend compte de cette réalité en arpentant les rues de la capitale où le constat est assez frappant.
Toutes les bonnes places sont occupées par le candidat Félix Tshisekedi et ceux des candidats qui sont membres du gouvernement. Leurs géantes affiches trônent sur des espaces les mieux lôtis et font pâlir d’envie à leurs adversaires de l’opposition. Pour preuve, Moîse Katumbi qui a pris le train de la campagne en retard au niveau de Kinshasa, se contente de placarder ses petites affiches dans des abri-bus, et les géantes sur les façades des immeubles.
Cette situation qui semble privilégier un monopole de mauvais aloi a été décriée sur les ondes de Top Congo FM par Franklin Tshamala, le Secrétaire Général du parti cher à Matata Ponyo qui se plaignait qu’ils avaient contactés les régisseurs publicitaires pour réserver des espaces d’affichage mais tout était déjà pris par Tshisekedi, Mboso et Gentiny, c’est comme si le pays était leur bien privé, s’était plaint ce cadre de LGD.
L’avenir semble lui donner raison. Mais pour un analyste, cela est de bonne guerre, dans la mesure où en campagne électorale, l’on ne fait de cadeaux à la partie adverse.
Les moins nantis complétement oubliés…!
Cette façon de faire est une bonne chose en soi, mais là où les cartes sont mal jouées par Tshisekedi et ses lieutenants, c’est quand l’on se rend compte qu’ils ont tiré le drap de leur côté. Oubliant que la bataille électorale nécessite que du sommet à la base de l’Union sacrée, chaque candidat concerné mouille sa chemise pour ratisser large.
Pourtant, il s’avère malheureusement que le sommet de l’USN s’est approprié la campagne électorale au détriment du bas de l’échelle qui est oublié et abandonné à son triste sort. Il n’y a que de pleurs et de grincements des dents au niveau des candidats aux poches moins garnies qui s’attendaient à voir les tenants de l’USN les financer pour leur permettre d’aller battre campagne dans leurs circonscriptions respectives. Hélas, ils ont déchanté. Car, à ce jour, rien ne leur a pas été versé quant à ce. Ceux qui doivent aller à l’Intérieur du pays sont inconsolables et broient du noir.
À cette allure, la majorité présidentielle du prochain mandat de Tshisekedi, en cas de sa victoire, aura laissés sur le trottoir, des membres de la famille politique sans réels moyens. Une leçon à retenir pour ceux qui se lancent en politique les poches vides, attendant de recevoir la manne du ciel.
À ceux-là, Augustin Kabuya a fait comprendre que l’on ne peut prendre en charge leurs cautions et supporter en plus la campagne électorale. Toc.

Laurent BUADI