Les minéraux critiques au cœur d’une réflexion véritablement mondiale

 Les minéraux critiques au cœur d’une réflexion véritablement mondiale

Mardi 14 Juillet 20026 à New York, à l’occasion de sa participation à la Réunion de haut niveau des Nations Unies consacrée aux minéraux critiques pour la transition énergétique, madame Thérèse Kayikwamba Wagner, ministre d’État, ministre des Affaires ÉtrangÈres, CoopÉration internationale, Francophonie et Diaspora congolaise de la RDC, a dans son discours de circonstance, exprimé sa profonde appréciation aux Nations Unies pour avoir placé les minéraux critiques au cœur d’une réflexion véritablement mondiale.

Elle a souligné que la transition énergétique est devenue une nécessité planétaire. Mais elle ne sera véritablement juste que si elle transforme également les économies des pays qui en fournissent les fondations. Pendant trop longtemps, a dit Thérèse Kayikwamba, les pays producteurs ont été perçus principalement à travers le prisme de l’extraction des matières premières au Sud tandis que la transformation, les technologies et l’essentiel de la valeur ajoutée se font ailleurs.
De cette réalité, elle a soutenu que la véritable question n’est donc plus seulement de savoir d’où proviennent les minéraux critiques, mais où demeure la valeur qu’ils créent ?
La République démocratique du Congo porte une ambition claire : devenir un pôle africain majeur de production responsable, de transformation industrielle et d’innovation autour des minéraux critiques, a-t-elle expliqué avant de faire savoir que cette ambition suppose des investissements dans les infrastructures, l’énergie, la recherche, les compétences et les technologies. Elle suppose aussi la formalisation et la modernisation de l’exploitation artisanale, afin que les travailleurs et les communautés locales deviennent pleinement parties prenantes des chaînes de valeur qu’ils rendent possibles.
“Notre participation récente au Forum d’Abidjan a réaffirmé cette conviction : nous avons besoin d’un partenariat renouvelé, fondé sur la transparence, le renforcement des capacités institutionnelles, une plus grande création de valeur sur le continent africain et une articulation cohérente entre les cadres nationaux, régionaux et multilatéraux”, a rappelé la ministre congolaise des Affaires étrangères en soulignant que la responsabilité doit s’étendre à l’ensemble de la chaîne de valeur.
“Et elle ne saurait s’arrêter aux portes de la mine. Les producteurs, négociants, transformateurs, institutions financières, fabricants et pays consommateurs doivent tous être responsables”, a martelé Kayikwamba, précisant que la traçabilité doit lutter contre la fraude, la contrebande et le financement des conflits sans exclure les producteurs artisanaux légitimes, sans créer de nouveaux obstacles à l’accès au marché ni faire peser l’entière responsabilité de la conformité sur les seuls pays producteurs.
Plus loin, elle a indiqué que ce programme se situe au carrefour des Objectifs de développement durable : énergie propre, travail décent, industrialisation, production responsable, action climatique, institutions fortes et partenariats internationaux.
“Les progrès vers un Objectif ne doivent jamais se faire au détriment d’un autre”, a-t-elle noté avant de conclure qu’en définitive, le succès de la transition énergétique ne se mesurera pas uniquement au nombre de batteries, de véhicules électriques ou d’éoliennes produits. Pas que ça, il se mesurera aussi à la question de savoir si les pays, les travailleurs et les communautés dont les ressources rendent cette transition possible sont, grâce à elle, plus sûrs, plus souverains et plus prospères, foi de Kayikwamba.

Le Journal

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