Le Japon possède une connaissance de la RDC depuis plus de 50 ans !

Ministre de l’Industrie de la République démocratique du Congo, Louis Watum Kabamba a confié mercredi à l’Agence congolaise de presse, que notre pays a gagné énormément en termes d’échanges de capitaux, de transfert de technologie et de développement de son économie, dans le partenariat avec le Japon.
“Notre pays y gagne également en termes de développement de son économie, de création d’emplois et, plus globalement, de repositionnement dans le carré des économies émergentes. C’est ce que nous récoltons grâce à ce partenariat”, a affirmé Louis Watum Kabamba, à son retour à Kinshasa, venant de Tokyo, où il a pris part à l’Expo-Osaka, au Japon, dans une importante délégation composée de membres du gouvernement et des experts de la République démocratique du Congo, conduite par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
Dans le cadre de ce partenariat, les retombées immédiates sont actuellement perceptibles à travers l’initiative Kaizen, en cours d’implémentation au sein de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP), dans le cadre de la formation professionnelle.
La signature du protocole d’accord lors du séjour de la délégation congolaise au Japon, portant sur l’exploitation du manganèse dans la province du Kongo central, est également l’une des retombées, a indiqué le ministre, en laissant entendre que du côté japonais, les conditionnalités exigées ne sont pas différentes de celles requises par tout investisseur dans le monde : bonne gouvernance et éradication de la corruption.
Pour le ministre Watum Kabamba, cela ne dépend que de nous, les Congolais, car ce pays, personne ne le construira à notre place. “Ce n’est pas la coopération bilatérale qui va bâtir la RDC. Ce sont les Congolais eux-mêmes, fils et filles de ce pays. C’est à nous de faire preuve de sérieux. À nous de garantir une gouvernance rigoureuse. À nous de lutter contre la corruption. Ce n’est pas l’affaire d’un gouvernement composé d’une cinquantaine de membres. C’est l’affaire de cent millions de Congolais. Si nous nous engageons collectivement, alors nous y parviendrons », a-t-il soutenu en précisant que la délégation congolaise a eu des échanges fructueux avec la partie japonaise. Le Japon détient des capitaux, la technologie et possède également une connaissance de la République démocratique du Congo depuis plus de 50 ans.
À cet effet, le ministre de l’Industrie a rappelé des œuvres japonaises restées indélébiles en RDC : le pont Maréchal (pont OEBK), la mine de l’époque Sodimiza, actuellement Sodimico dans la province du Haut-Katanga, de nombreuses routes construites dans le cadre de la coopération, et dans le domaine de la formation professionnelle à travers l’INPP.
Dans ce même cadre, Louis Watum a évoqué la souscription de la RDC à un partenariat dans le cadre de l’initiative japonaise dénommée « Kaizen »; un terme japonais signifiant la productivité sur le lieu de travail, l’excellence dans l’exercice professionnel, la culture du travail bien fait.
« Cette philosophie a permis à cette île de devenir l’une des plus grandes puissances économiques du monde », a soutenu le ministre en soulignant que la RDC a adhéré à cette initiative afin de commencer à former la jeunesse dans cet esprit et de coopérer économiquement avec le Japon.
Le Journal
