L’attribution de 52 blocs pétroliers dans la cuvette centrale énerve les ONG environnementales !

Après avoir attribué 52 nouveaux blocs pétroliers dans la cuvette centrale, 176 ONG réunies au sein de la coalition « Notre terre sans pétrole», très mécontentes, ont sonné l’halali lundi en demandant au gouvernement de Judith Suminwa à privilégier un modèle de développement durable, fondé sur la protection des forêts et des droits des communautés.
Elles exigent l’arrêt immédiat du processus d’attribution de ces 52 blocs pétroliers dans la cuvette centrale et se déclarent inquiètes pour les conséquences écologiques, sociales et climatiques liées audit projet qui chevauche une grande partie du Couloir vert Kivu-Kinshasa, pourtant un ambitieux projet de restauration écologique et de développement durable.
Pour ces organisations non gouvernementales, le chevauchement menace de compromettre les financements et les partenariats internationaux associés à ce projet. Cette relance massive de projets d’exploration pétrolière au cœur du bassin du Congo constitue une incohérence majeure. Quand bien, l’implication d’experts du Ministère de l’Environnement dans les évaluations de ces projets est de nature à ne pas masquer la réalité.
Dans la mesure où, le gouvernement tente de donner une image verte à une politique fondamentalement incompatible avec la protection de l’environnement, le respect de l’Accord de Paris et les engagements nationaux et internationaux du pays. Au lieu de persister dans cette voie illusoire, le pays devrait s’engager pleinement dans un développement axé sur la protection et la valorisation de ses forêts.
Et l’expérience de l’exploitation pétrolière à Muanda, dans le Kongo Central, est un cas de jurisprudence pour ces ONG qui ne voudraient pour rien au monde, la revivre, parce que l’expérience de Moanda, où l’exploitation pétrolière se poursuit depuis des décennies, démontre l’échec patent de cette logique extractiviste.
“Reproduire ce modèle à grande échelle dans la cuvette centrale reviendrait à sacrifier les communautés locales et les peuples autochtones sur l’autel d’un développement illusoire “, disent les ONG qui exigent non seulement l’arrêt immédiat du processus de mise en vente des 52 blocs dans la Cuvette centrale, mais aussi l’annulation des trois blocs pétroliers et gaziers déjà attribués à Mbandaka, Lokoro et Busira à la société COMICO, 52 nouveaux blocs pétroliers venaient aussi d’être ouverts à l’exploration.
La démarche est saluée par le gouvernement car s’inscrivant dans le cadre des efforts continus de l’exécutif national pour valoriser le potentiel pétrolier national et attirer les investissements dans ce secteur.
Le Journal
