Héritage du projet des 100 jours de triste mémoire: La problématique de 300 maisons préfabriquées inachevées à Mbuji Mayi refait surface !

En ce moment où la question liée au financement par le trésor public, des projets fantômes et budgetivores fait parler d’elle, des voix s’élèvent pour dénoncer l’abandon dans lequel se trouvent les matériaux de montage de 300 maisons préfabriquées dans la ville de Mbuyi-Mayi, chef-lieu du Kasaï Oriental. Des matériaux acquis à l’époque, dans le cadre du projet 100 jours du premier quinquennat du Chef de l’État.
Selon l’Agence congolaise de presse qui a fait le constat, un ouvrier trouvé sur le site a confié que les travaux de montage de maisons préfabriquées avaient commencé le 3 mars 2020. Ils s’inscrivaient dans le cadre du projet de 100 jours du premier quinquennat du Chef de l’État. Mais que, six mois après, ils se sont arrêtés et par manque de suivi et de contrôle, les matériels sont volés depuis longtemps et même aujourd’hui, le gouvernement provincial ne se soucie de rien.
Les gardiens du site n’ont ni torche, ni veste contre le froid, et aujourd’hui les autochtones veulent vendre cet espace. Tandis que les matériaux sont délaissés et abandonnés à leur triste sort.
Pourtant, à en croire le travailleur interrogé par la source, plus de trente maisons ont été déjà montées dont certaines se trouvent aujourd’hui dans un état de détérioration avancée à cause du manque de suivi et aussi des intempéries. Il ne reste que vingt-neuf maisons. D’où, les travailleurs se tournent vers le chef de l’État pour implorer sa grâce de façon que soit relancé ce projet à impact social visible pour lequel, les gens ont été arrêtés pour détournement des deniers publics, avant d’être relaxés, promettant de terminer le travail qui était commencé.
Approché, le ministre provincial des Infrastructures, travaux publics et reconstruction a reconnu le fait.
“Quelques membres de l’entreprise Samibo qui exécutait ce projet étaient venus, il y a deux ans, pour poursuivre les travaux. Et une fois, je crois, il y a deux ans ou trois ans, il y a des gens qui étaient venus de Kinshasa disant qu’ils étaient de la Samibo et avaient pris quelques matériaux à Lukelenge pour monter des maisons. Ils ont monté environ quarante. Et parmi ces maisons, quatre ou trois se sont écroulées parce qu’elles n’ont pas respecté les normes requises pour montage”, a expliqué à l’ACP, monsieur Joachim Tshibumbu Kalonji, ministre provincial des ITPR en soulignant que leur exécutif voulait bien continuer et avait déjà commencé les initiatives pour ces travaux, mais arriver sur le site, il y a déjà occupation par les autochtones Bakwanga. Et du coup, l’équation est à résoudre à plusieurs niveaux, et le phénomène de construction anarchique les met dans l’embarras.
Le Journal
