La ministre des Affaires étrangères écarte un rôle pour Joseph Kabila dans la crise sécuritaire dans l’Est

Thérèse Kayikwamba Wagner
Lors d’une conférence de presse à Johannesburg, la ministre des Affaires étrangères de la République Démocratique du Congo, Thérèse Kayikwamba Wagner, a clairement indiqué qu’aucun rôle n’était envisagé pour l’ancien président Joseph Kabila dans les efforts de résolution de la crise sécuritaire dans l’est du pays. Elle a souligné que, pour l’heure, il n’y avait pas de plan pour impliquer Kabila dans la recherche d’une solution à cette situation troublante.
Kayikwamba a également noté que, bien que la possibilité d’une présence publique de Kabila ne soit pas exclue, elle souligne que la démocratie implique la cohabitation avec d’anciens dirigeants. « Nous vivons avec cette réalité, tout comme ces anciens présidents doivent composer avec leur héritage, qu’il soit positif ou négatif », a-t-elle précisé.
Actuellement, elle a réaffirmé l’autorité et la légitimité du président en fonction, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, en insistant sur le fait qu’il n’y a qu’un seul président à ce jour en RDC. Cette déclaration vise à clarifier la position du gouvernement congolais face aux désaccords internes et aux enjeux de sécurité grandissants.
Cette prise de parole arrive après que Joseph Kabila, en réponse à des allégations concernant son implication dans la rébellion du M23, a rejeté ces accusations comme « infondées ». Il a demandé à ceux qui l’accusent de fournir des preuves pour soutenir leurs déclarations, affirmant ainsi son innocence dans la crise actuelle
La Rédaction
