La démilitarisation des sites miniers en RDC, un impératif !

A soldier of the Democratic Republic of Congo’s armed forces holds his weapon during a security patrol around the Kiwanja airfield days after clashes with the M23 rebels in Rutshuru, 70 kilometers from the city of Goma in eastern Democratic Republic of Congo, on April 3, 2022. (Photo by Guerchom NDEBO / AFP)
Vendredi, lors de la 62ème réunion du Conseil des ministres, la question de la démilitarisation des sites miniers a été préconisée par Jacquemin Shabani, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur de la République démocratique du Congo, en vue de lutter contre des fraudes minières organisées par les hommes en uniforme.
Selon le compte rendu lu par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, la Commission nationale de lutte contre la fraude minière a martelé sur la présence irrégulière des hommes en uniforme et armés ainsi que des envahissements des sites miniers par des exploitants illégaux et des étrangers. A cet effet, il a été pris des mesures immédiates, de démilitarisation des sites miniers et leur sécurisation face aux envahissements des exploitants illégaux.
À ce sujet, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur a fait savoir que la recommandation du président Tshisekedi a permis d’évaluer les conditions de la levée de la mesure de suspension de l’exploitation du cobalt en vue d’un accompagnement sécuritaire de l’autorité de régulation et de contrôle des marchés des substances minérales stratégiques par l’autorité de Régulation et de Contrôle des Marchés des Substances Minérales Stratégiques (ARECOMS). C’est pour une meilleure contribution à l’amélioration des cours et à l’équilibre du marché pour la maximisation des recettes de l’État face à l’exploitation des artisanaux.
Dans le même ordre d’idées, Jacquemin Shabani a fait savoir qu’un plan d’accompagnement d’ARECOMS sur la levée des mesures, de suspension de l’exploitation des cobalts, a été mis sur pieds, dans le cadre des mesures, à court et à long terme, qui sont coulées dans la feuille de route.
Le Journal
