Habitué aux coups tordus dans sa carrière politique…: Bahati veut reprendre la présidence du Sénat en étant député national !

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Une guerre ouverte serait déclenchée entre l’ex-président du Sénat Bahati Lukwebo et l’actuel Président a.i Sanguma Mossai, confient des sources proches de l’administration de la chambre haute du parlement. Ces dernières indiquent que tout a commencé après que Modeste Bahati, l’ex-président du Sénat, ayant opté pour siéger à l’hémicycle, a cédé son pouvoir lors de la remise et reprise à son 2ème Vice-président Sanguma, mardi le 20 décembre 2024.

Sanguma Mossai, lui, ayant renoncé à l’hémicycle national au détriment de son suppléant, a opté pour le Sénat. Mais c’était sans savoir que Bahati avait avait un plan B caché sous sa manche.

Il aura difficile à cacher longtemps son double jeu dès lors qu’un jour après la publication du communiqué du Président de la République demandant aux membres du gouvernement élus à la députation d’expédier les affaires courantes, Bahati va sortir de sa tanière en voulant à tout prix, recupérer son fauteuil présidentiel au Sénat, oubliant qu’il y avait déjà procédé à la remise et reprise, contrairement aux membres du gouvernement qui ne s’étaient pas livré à cette obligation qui l’empêche de reprendre sa place comme président du Sénat pour expédier les affaires courantes.
AR NOTE CIRCULAIRE
Que cache le forcing que l’ex-président du Sénat veut opérer pour reprendre son fauteuil laissé pour aller remplir son mandat législatif, du moment que le 2ème Vice-président de cette chambre assure déjà l’intérim en bonne et due forme ?, se demandent des observateurs, surpris de la belle manière que le samedi, autour de de 14h jusqu’à 16h, Modeste Bahati Lukwebo effectue un retour en arrière en oraganisant une réunion autour de certains membres de l’ancien bureau. Notamment, Eddy Mandela, Carole Agito et Nathalie Bulasung, tous élus députés nationaux et ayant opté pour l’Assemblée Nationale. A cette réunion pas du tout légale, l’actuel président a.i du Sénat, l’honorable Sanguma Mossai a refusé de prendre part pour ne pas régulariser la confusion signée Modeste Bahati.

Bahati pris à son propre piège !
Pourtant, Modeste Bahati justifie, lui, son acte en brandissant des dispositions constitutionnelles et du Réglement Intérieur de la chambre haute du parlement
Un argumentaire que le camp de l’Honorable Sanguma balaie d’un revers de la main en attestant que Bahati ignore la constitution et le Règlement Intérieur du Sénat qu’il est censé maîtriser.
L’article 12 du Règlement Intérieur énonce ce qui suit :
Le Bureau provisoire procède à la remise et reprise avec le Bureau sortant en présence du Secrétaire Général de l’Administration du Sénat.
Or, seuls les membres du Bureau restant sont concernés par cette remise et reprise et non pas les membres du Bureau démissionnaires qui, du reste ont perdu leurs qualités de Sénateurs conformément à l’article 110 de la constitution et 212 du Règlement Intérieur du Sénat.
Ne pourront faire la remise et reprise dans l’esprit de cet article 12 que les membres du Bureau restant et non ceux qui ont démissionné et perdu leur qualité des Sénateurs.
L’article 12 du Règlement Intérieur évoqué par le camp Bahati ne justifie nullement le maintien à la tête du Sénat des personnes ayant perdu leur qualité de Sénateurs par leurs démissions respectives.
L’article 110 de la constitution est bien clair et n’appelle pas à des interprétations.
« Le professeur Bahati et son camp ne peuvent se cacher derrière l’article 12 pour rester à la tête du Sénat. C’est une hérésie », constatent les proches du président a.i du Sénat qui soutiennent que l’honorable deuxième Vice-Président du Sénat Sanguma Temongonde Mossai, PhD n’a fait que respecter la constitution et le Règlement Intérieur du Sénat pour assumer de plein droit cette fonction du Président jusqu’aux élections Sénatoriales.
Nous y reviendrons avec force détails.

Le Journal