Exétat 2025 : Le Ministère de l’Éducation nationale parle de l’innovation technologique, suivi des diplômes électroniques

Depuis la publication des résultats de l’examen d’État 2025, le débat va dans tous les sens. Les uns sont contre et les autres sont pour cette innovation liée à la nouvelle technologie qui ne cesse changer le travail de l’homme.
Certains spéculent sur le fait que les résultats donnés ne correspondent pas au travail fourni. On attribue les pourcentages des uns aux autres et vice-versa. Pour ceux qui défendent cette thèse, évoquent même les résultats des élections en République démocratique du Congo où les voix se distribuent entre les candidats du même camp.
D’autres parlent de l’innovation réalisée par le régime, chose qui n’est jamais arrivé en RDC dont les résultats prennent de semaines et de mois pour être publiés⁷.
Selon M. Jacks Ngalangala, Conseiller en sécurité informatique du Ministère de l’Éducation nationale, qui a intervenu sur les réseaux sociaux, « C’est du travail, pas de la magie. »
« Beaucoup se sont étonnés de la publication des résultats de l’examen d’État, à seulement trois jours après la fin des épreuves. Cette rapidité soulève des questions légitimes, mais elle n’est pas le fruit du hasard. Elle résulte d’un travail de fond mené sur toute une année, combinant stratégie, organisation rigoureuse et transformation technologique », a-t-il déclaré.
Il a par ailleurs poursuit en soutenant : « Innover, ce n’est pas de publié vite, c’est de créer les conditions pour que les choses avancent avec cohérence et efficacité. C’est ce que nous avons fait. Obtenir les résultats en trois jours est une conséquence, pas un objectif », a souligné Jacks Ngalangala.
Trois leviers majeurs au cœur de la réussite
Le Conseil en sécurité informatique à l’Éducation précise : « Le cœur de cette réussite repose sur trois leviers majeurs : l’optimisation logistique, la décentralisation du scannage et de la correction des copies, ainsi que l’intégration d’un nouveau logiciel intelligent. Ces éléments ont permis de réduire drastiquement les délais sans compromettre la qualité ni la fiabilité du processus. Trois provinces disposent désormais de centres de correction modernes, capables non seulement de traiter leurs propres copies, mais aussi de prendre en charge celles des provinces éducatives voisines. Cela élimine les délais liés à l’acheminement vers Kinshasa. Bien entendu, les contraintes propres aux provinces enclavées ne sont pas ignorées : la publication des résultats est progressive et se poursuit dans les règles de l’art », a-t-il fait savoir.
Une méthode et non un exploit ponctuel
Et de renchérir : « La correction elle-même a été entièrement repensée. Plutôt que d’attendre la fin de la session, elle a commencé dès le premier jour d’examen, et s’est poursuivie sans interruption, y compris pendant les jours fériés. Ce fonctionnement en temps réel a permis une avancée continue et efficace. Ce n’est pas un exploit ponctuel, c’est une méthode. »
Technologie : De l’ancien système à l’intelligence artificielle
Il a évoqué l’innovation apportée par la nouvelle technologie en presisant : « Sur le plan technologique, nous avons remplacé un ancien système qui a fait son temps par une solution moderne intégrant l’intelligence artificielle. Cette dernière a multiplié notre capacité de traitement, passant de 8 à plus de 100 pages corrigées par minute. Mais malgré ces avancées, chaque étape critique reste soumise à une vérification humaine rigoureuse. Un travail essentiel assuré par les inspecteurs qui travaillent nuit et jour sans relâche. Ce double contrôle garantit à la fois la rapidité et la fiabilité du processus », affirme-t-il.
Les diplômes électroniques en chemin
En conclusion, Jacks Ngalangala annonce déjà l’arrivée des diplômes électroniques afin de mettre fin au retard de livraison.
« Ce que certains perçoivent comme une magie technologique est, en réalité, le fruit d’un processus structuré et maîtrisé. Et ce n’est qu’un début : les diplômes électroniques arrivent, et l’ensemble du système éducatif poursuit sa modernisation. Car l’innovation véritable ne se voit pas toujours au premier regard, mais elle change tout », a-a-t-il conclu.
Gel Boumbe
