Espérance Dia Akir Akir Plaide pour la stricte observance des principes d’un procès équitable

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Deux jours après son entrée en fonction officiellement au terme de la cérémonie de remise et reprise avec son prédécesseur, la nouvelle première présidente de la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, Espérance Dia Akir Akir, a renouvelé son serment. Elle s’est livrée à cet exercice obligatoire, elle et le nouveau procureur général près cette même Cour, Jean-Placide Lumamba.

Première femme à occuper le poste de premier président d’une Cour d’appel en RDC, Espérance Dia Akir Akir a juré, conformément à la formule consacrée, notamment « de respecter la constitution et les lois de la République démocratique du Congo et de remplir loyalement et fidèlement, avec honneur et dignité » les fonctions qui lui sont confiées.

C’était au cours d’une audience publique organisée au Palais de justice, en présence de plusieurs autorités dont la ministre d’État, ministre de la Justice et garde des sceaux, Rose Mutombo.
A cette occasion, il a animé une conférence autour du thème : « Les procès équitables, gage de la restauration d’un État de droit, Espérance Dia Akir Akir a interpellé la conscience des hommes en toge pour bien dire le droit.

Elle a évoqué certains principes d’un procès équitable notamment l’indépendance des juges, la loyauté procédurale et la présomption d’innocence.

La nouvelle première présidente de la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe aux magistrats, avocats et défenseurs judiciaires de veiller à l’observance scrupuleuse de ces principes et de veiller à l’indépendance des juges qui parfois sont confrontés à de pesanteurs tribaux et politiques et aux contraintes financières.

Des acteurs du secteur judiciaire ont exprimé leur satisfaction et émis de nombreuses attentes. Saluant le sens de la justice, de l’honneur et du travail bien fait de Espérance Dia Akir Akir, ils espèrent qu’elle changera positivement l’image de la Cour d »appel de Kinshasa/Gombe, écornée à l’instar de l’ensemble de la justice congolaise.

Traînant une longue expérience de 28 ans dans la magistrature, elle a un autre grand atout: celui d’avoir officié à la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe avant sa nomination. Autrement dit, c’est une fille maison qui a doit mettre de l’ordre dans sa maison. 

Le Journal