A la faveur de son deuxième congrès: L’Union sacrée dotée d’une solide colonne vertébrale politique et organisationnelle

Samedi 30 août 2025, la date restera mémorable. L’histoire retiendra que c’est le jour que s’est tenu le deuxième congrès extraordinaire de l’Union sacrée de la Nation (USN), sous la présidence du chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. La rencontre politique majeure qui pour les analystes intéressés, a marqué une étape décisive dans la vie de la plateforme présidentielle, avec à la clé, l’adoption de ses textes fondateurs, la clarification des règles internes et la réaffirmation de la souveraineté nationale. Bref, l’USN s’est dotée des outils nécessaires pour consolider son unité et se projeter dans l’avenir. Ceux qui affirment que c’est un congrès de refondation placé sous le signe de l’unité et de la souveraineté nationle n’ont pas tord.
Comment ne pas le souvenir dès lors que l’adoption des textes fondateurs dote l’USN d’une nouvelle architecture interne. L’adoption de la Charte et du Règlement intérieur a donné une base juridique et organisationnelle solide à la plateforme politique présidentielle.
Il s’agit de deux instruments qui encadrent désormais la vie de la coalition, parce que la charte fixe les conditions d’adhésion et définit les valeurs cardinales de l’USN, parmi lesquelles la loyauté à l’égard du Président de la République, la discipline collective et la défense de l’intégrité territoriale. Tandis que le Règlement intérieur, quant à lui, détaille le fonctionnement du secrétariat permanent, organe exécutif chargé de la mise en œuvre des décisions politiques, et encadre l’accès au présidium.
Désormais, comme l’ont analysé des participants à cette rencontre, l’appartenance au présidium est réservée aux regroupements politiques disposant d’une représentativité parlementaire conséquente. Cette mesure vise à renforcer la crédibilité et la cohésion de la structure, en évitant une inflation d’acteurs sans ancrage électoral réel.
“Le temps de l’improvisation est révolu. Nous nous dotons de règles claires pour marcher ensemble, dans l’ordre et dans la discipline”, a déclaré un cadre de la majorité, saluant un acte de maturité politique.
NON aux dialogues imposés de l’extérieur
Dans son allocution de clôture, le chef de l’État a rappelé sa disponibilité au dialogue comme instrument de cohésion nationale, tout en posant la ligne rouge à ne pas franchir : “Pas de dialogue à l’extérieur du pays. Nous devons parler entre Congolais, ici, chez nous, sans facilitateur étranger”, a martelé Félix Tshisekedi, l’une des phrases les plus fortes de la journée qui constitue une réponse directe aux tentatives récurrentes de certains acteurs politiques de déplacer les débats nationaux sous l’arbitrage de puissances étrangères ou d’organisations internationales.
Le président de la République a mis l’accent sur la nécessité de privilégier un dialogue inclusif mais strictement congolais, recentré sur les intérêts du pays, et non sur des agendas importés.
Au-delà de la politique interne, Félix Tshisekedi a situé la démarche de l’Union sacrée dans une perspective plus large : celle de la paix durable en République démocratique du Congo, en affirmant son soutien aux dynamiques diplomatiques de Doha et de Washington, deux cadres multilatéraux en cours visant à contenir les forces négatives et à mettre un terme aux ingérences étrangères dans l’Est du pays.
Il a dit s’engager pour que la RDC vive en paix. Et il reste convaincu que ces dynamiques doivent permettre que les forces négatives étrangères nous laissent définitivement en paix. Dans cet ordre d’idée, Félix Tshisekedi a appelé les cadres de l’USN à demeurer mobilisés aux côtés des FARDC et des institutions républicaines.
Un rappel qui traduit bien sa volonté de lier la stabilité politique interne aux enjeux sécuritaires et diplomatiques de la RDC, comme pour dire que l’union fait la force.
Placée sous le thème : “Tous unis, écrivons l’histoire glorieuse de notre pays avec le Président Félix Tshisekedi et l’Union sacrée de la Nation”, tel a été le thème de ce congrès qui a réuni toutes les familles de la majorité présidentielle, députés, sénateurs, responsables politiques et autres membres de la société civile proches de la mouvance présidentielle. Tous étaient unis pour accorder leurs voix et regarder dans la même direction.
Cela se traduit par la forte mobilisation et l’enthousiasme palpable qui ont fait transparaître une volonté partagée d’inscrire l’USN dans la durée, non pas comme une coalition de circonstance, mais comme une grande machine politique organisée, disciplinée et prête pour les batailles futures.
L’on aura retenu qu’avec ce congrès, l’Union sacrée s’est dotée d’une colonne vertébrale politique et organisationnelle. Et les prochains mois seront consacrés à l’opérationnalisation du secrétariat permanent, qui jouera un rôle central dans la coordination des activités politiques; l’application stricte des nouvelles règles internes, pour éviter les dérapages et maintenir la cohésion et à la préparation des échéances institutionnelles à venir, avec une Union sacrée présentée comme une plateforme durable et non conjoncturelle.
En scellant son deuxième congrès extraordinaire par des décisions structurantes et souverainistes, l’Union sacrée de la Nation affirme sa volonté de devenir une force politique pérenne. À travers l’adoption de ses textes fondateurs, la clarification de ses règles de fonctionnement et la réaffirmation du leadership de Félix Tshisekedi, l’USN entre dans une nouvelle phase de son existence : celle de la consolidation et de la projection, soutiennent ses membres, rassurés qu’à l’heure où la RDC fait face à des menaces sécuritaires persistantes et à des pressions diplomatiques, l’Union sacrée apparaît plus que jamais comme l’ossature politique du pouvoir en place, soudée autour du Chef de l’État et déterminée à conjuguer unité nationale, paix et souveraineté.
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