Marche de l'opposition du 8 juillet prochain: Kinshasa : Le Ministre des Droits humains interdit les manifestations dans la commune de la Gombe

 Marche de l'opposition du 8 juillet prochain: Kinshasa : Le Ministre des Droits humains interdit les manifestations dans la commune de la Gombe

Le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, a tenu une réunion de concertation, mercredi 24 jiin à Kinshasa, avec les représentants de la majorité au pouvoir (Union sacrée), de l’opposition et de la société civile.

L’objectif principal était d’apaiser les tensions politiques actuelles et de statuer sur le droit de manifestation dans la capitale. Ces échanges, qui se sont tenus à la suite des récentes manifestations et sit-ins, ont porté sur plusieurs points majeurs, notamment le droit de manifestation, sécurisation des espaces et appel au dialogue.

Le droit de manifestation

Devant ses invités composés des partis politiques de la majorité, de l’opposition, le Représentant de la CNDH et ceux de la société civile, des confessions religieuses confondues,
le ministre a rappelé l’importance de protéger tous les Congolais, tout en déconseillant formellement la marche initialement prévue, le 8 juillet prochain, par l’opposition dans la commune de la Gombe.

Sécurisation des espaces

Quant à la sécurisation des espaces, le ministre des Droits humains a interdit le C64 d’organiser sa manifestation dans la
commune de la Gombe, désignant comme une zone neutre, où les manifestations politiques ne sont pas autorisées afin de préserver l’ordre public et d’éviter les débordements.

Un appel au dialogue

Selon la source, cette rencontre a servi de cadre d’échange pour éviter une crise politique majeure, alors que de nombreux acteurs de la société civile appellent à la retenue et au dialogue. Cette voie reste la seule aux Congolais de trouver solution aux crises sécuritaire, sociale et politique qui persistent, acheminant lentement et sûrement le pays dans les dérives.

 

Échanges entre la CNDH-RDC et la police nationale

Un jour avant la rencontre du ministre des Droits humains avec les politiques, société civile et confessions religieuses, la Commission nationale des droits de l’homme de la République démocratique du Congo (CNDH-RDC) a échangé, mardi 23 juin, avec le Commissaire général de la Police nationale congolaise (PNC) et ses proches collaborateurs. Ces échanges étaient essentiellement basées
sur le sit-in du 12 juin dernier organisé par l’opposition politique à Kinshasa.

« Après avoir écouté les versions de différentes parties citées dans les manifestations du 12 juin dernier tenues sur le boulevard Triomphal, non loin du Palais du Peuple, siège du Parlement congolais, la CNDH-RDC, avec son président Paul Nsapu à la tête, a poursuivi ses enquêtes le mardi 23 juin 2026. C’était le tour d’écoute des responsables de la Police nationale », a relevé la presse de cette institution d’appui à la démocratie.

Cette source administrative a précisé que, rien n’a été dit à l’issue de cette séance de travail, soulignant que toutes les parties citées dans ces manifestations (sit-in de l’opposition) seront entendues dans le cadre de l’enquête diligentée par la CNDH qui va publier, à la fin, son rapport en tant qu’organe neutre et indépendant chargé de la promotion et de la protection des droits humains en RDC.

Tête à tête Mbemba et Nsapu

Avant la réunion avec la police, le président de la CNDH-RDC était reçu par le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, a relevé en outre la source, soulignant que les deux personnalités ont eu à débattre sur les manifestations de l’opposition du 3 juin, concernant la ville morte, et du 12 juin dernier sur le sit-in à Kinshasa.

Gel Boumbe

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