La ligne électrique RDC – Angola financée à la hauteur de 1,5 milliard USD par la firme américaine Hydro-Link

L’entreprise américaine Hydro-Link a signé, mardi 14 octobre à Washington aux États-Unis, un accord de 1,5 milliard de dollars avec l’Angola pour construire une ligne de transmission électrique de 1 150 km reliant l’hydroélectricité angolaise aux mines de la RDC. Ce projet vise à alimenter la production de cobalt et de cuivre en RDC, tout en renforçant les infrastructures énergétiques de la région et en créant des emplois.
Représentant la RDC à cette cérémonie, le ministre congolais des Ressources hydrauliques, Molendo Sakombi, a clairement expliqué : « Ce protocole d’accord consiste à importer de l’électricité à partir de l’Angola. La partie américaine va apporter un financement de 1,5 milliard de dollars américains pour transporter 2.000 mégawatts jusqu’à la frontière. »
Et d’ajouter : « Actuellement, l’Angola est en surproduction, alors que les besoins en électricité des miniers du Katanga dans le sud-est sont énormes. »
Objectif principal de ce partenariat
Alimenter le secteur minier en RDC, souvent freiné par le manque d’électricité, notamment pour l’extraction du cobalt et du cuivre.
La ligne de transmission de ce projet d’envergure devrait mesurer 1 150 kilomètres.
Partenaires américains et financement
Hydro-Link a l’intention de solliciter un prêt auprès de la Development Finance Corporation (DFC), l’agence américaine de financement du développement, et de l’US Export-Import Bank. Le projet est présenté comme ayant une forte empreinte américaine et prévoit des commandes auprès d’usines américaines.
Une portée régionale bénéfique
Le projet s’inscrit dans une dynamique plus large de développement économique régional et d’intégration énergétique, avec la possibilité d’étendre l’accès à l’électricité aux communautés rurales le long du tracé.
Une stratégie américaine
Il est aussi important de dire que le projet est perçu comme une initiative américaine visant à renforcer sa présence en Afrique centrale et à sécuriser des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques, dans un contexte de concurrence avec la Chine.
Etant donné que les miniers n’attendent pas pour leurs productions respectives, la construction des barrages qui prend énormément de temps, la RDC perd beaucoup de points dans le classement Doing business, à cause de ce gros handicap sur la desserte en électricité.
Gel Boumbe
