Ituri : L’ONGD Famille du Monde dénonce l’occupation anarchique du site de Muchacha par KIMIA Mining SARL

Les Congolais sont à la base de destruction sociale de leurs frères et sœurs en faveur des étrangers. L’agression n’est pas seulement le crépitement des armes, mais elle est aussi économique, dénonce l’ONGD Famille du Monde.
Cette force agissante de la société civile luttant contre les activateurs qui, à part la dénonciation, elle interpelle le ministre des Mines et L’Inspection Générale des Mines qui doivent intervenir immédiatement pour sauver des nombreux compatriotes congolais, exploitants artisanaux, dont leurs sites d’exploitation minière sont ravis illégalement par des étrangers, notamment des chinois.
Cette organisation non gouvernementale précise que la société KIMIA Mining SARL est arrivée dans le site minier de Muchacha sans aucun titre valable l’autorisant à exploiter les minerais congolais. Le chef de secteur de Mbobo, territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, monsieur Kayumba Bungimba, soutenu par monsieur Aimé Pêne Abonganibo reconnu sous le nom de Aimé Teza, a autorité la société KIMIA Mining SARL est également identifiée NCMCCMCCR, à exploiter les minerais de Muchacha sans préalablement passer par les services de l’État congolais habileté à livrer les documents, notamment le permis de recherche et le permis d’exploitation.
Selon le célèbre ONGD dans la région de l’espace Grande Orientale, Aimée Teza serait reconnu facilitateur de cette maffia organisée dans le secteur minier dont il a réussi à ravir des puits d’or de plusieurs congolais à l’exploitation artisanale, reconnue par le Code minier exclusive au congolais.
Tirant une sonnette d’alarme aux autorités, l’ONGD Famille du Monde, prend le cas de monsieur Simon Malowa et plusieurs autres congolais, victimes de l’expropriation de leur puit d’or acheté depuis le 5 janvier 2017 pour l’exploitation artisanale. Ils ont été surpris d’être évacués de force le 13 janvier 2019 de son perimetre par la société KIMIA Mining SARL Et jusque-là, les procédures administrative et judiciaire pour les indemnisations n’ont jamais abouti, alors que les trois parties étaient conclues que Simon Malowa soit rentré de ses droits.
« Nous sommes étonnés de ce désordre organisé dans le domaine minier par des autorités traditionnelles qui cèdent les puits d’or de congolais aux étrangers sans permis de recherche et d’exploitation. Ces derniers obtiennent des documents plusieurs mois après l’exploitation et avec les recettes de nos minerais qu’ils vont chercher à régulariser auprès l’État congolais », peut-on lire dans le document de cette organisation de la société civile.
Et d’ajouter : » Ce qui est étonnant, le même chef de secteur, monsieur Kayumba Bungimba, qui avait vendu ses étendues de terre aux exploitants artisanaux, en occurrence monsieur Simon Malowa. Après quelques années, chef du secteur la revend aux sociétés étrangères, oubliant qu’il avait déjà perçu l’argent du premier acheteur. L’époque des hommes forts et société fortes étant révolue, nous devons matérialiser la vision du Chef de l’État afin de banir les activateurs », révèle Famille du Monde.
Selon la source qui dénonce l’exploitation illicite par les sociétés étrangères, bénéficiant trop de faveurs en commençant par des irrégularités dont l’exploitation intervient avant l’obtention des documents.
» Le Code minier congolais interdit les agents de l’État dans les activités minières. Mais le chef de secteur, monsieur Kayumba Bungimba fait partie des exploitateurs miniers et se fait propriétaire de terres qui lui remportent gros, sans aucun soubassement », regrette la source.
De conclure, cette organisation non gouvernementale demande au ministre des Mines et à L’Inspection Générale des Mines de matérialiser la vision du Chef de l’État dans le secteur minier.
« Que la justice soit rendue pour que monsieur Simon Malowa et plusieurs autres victimes, aujourd’hui en chômage, puissent rentrer de leur droit », conclure-elle, en dénonçant cette pratique qui a élue domicile dans les provinces de l’Ituri et de la Tshopo.
Gel Boumbe
