Gouvernement Suminwa 2: Quand Steve Mbikayi parle des espoirs déçus à l’Union sacrée !

 Gouvernement Suminwa 2: Quand Steve Mbikayi parle des espoirs déçus à l’Union sacrée !

Depuis que la composition du gouvernement Sumiwa 2 a été publiée le week-end, des commentaires vont dans tous les sens. Surtout que l’équipe de l’Exécutif rendue publique après plusieurs mois d’attente, ne semble pas répondre aux attentes des Congolais. D’où, le flot de commentaires enregistrées au fil des jours. Parmi les critiques formulées, il se dégage une tribune publiée dans les réseaux sociaux par l’honorable Steve Mbikayi qui met en avant le fait qu’on reproche au Chef de l’État d’avoir reconduit les mêmes visages, alors qu’il avait promis, devant la Nation, une équipe réduite de moins de cinquante membres. Or, le gouvernement en compte aujourd’hui cinquante-trois.

La tribune note d’aucuns voient en cette réalité, une contradiction, tandis que certains autres pensent que c’est un choix assumé. Celui de privilégier l’équilibre interne à la stricte discipline des chiffres.

Pour Mbikayi, le Président Tshisekedi a voulu apaiser les tensions en contentant les regroupements politiques disposant de députés à l’AN. Il a voulu préserver la stabilité, cimenter la cohésion, maintenir une majorité solide face aux défis qui s’annoncent.

Mais cette volonté de satisfaire toujours la même dynastie pendant tout son règne, estime le député, a eu un coût, elle écarte certains compagnons. Ceux qui ont soutenu le Président dès sa prise de pouvoir et dans les heures sombres, lorsque Goma et Bukavu tombaient, lorsque le doute rongeait les esprits, et que la tempête médiatique battait son plein. Ceux-là, aujourd’hui, ne sont pas seulement oubliés, estime Steve Mbikayi, mais ils sont devenus, aux yeux de l’opinion nationale, la risée publique, les naïfs d’une loyauté sans réciprocité.

Oui, il faut assumer cette humiliation. Porter sans la renier, l’image de ces alliés fidèles qui, au bout du compte sont constamment repoussés. Il faut l’assumer au nom de la constance, au nom de la patrie. Il faut continuer à soutenir la République. Dénoncer l’agression. Ne jamais pactiser avec le diable. Mais de l’intérieur, comme toujours, avoir le courage de dénoncer le mal quand c’est nécessaire. Malversations et dépassements budgétaires chroniques, conseille Mbikayi.

L’histoire politique de la RDC regorge d’exemples d’hommes qui, déçus de ne pas avoir obtenu une place, ont tourné casaque, franchi la ligne de l’opposition la plus féroce, parfois même rejoint ceux qui ont pris les armes contre la République. Certains se sont retrouvés dans les bras de l’agresseur. Des trahisons qui ont fragilisé l’État et renforcé l’ennemi de la mère patrie. Erreur, rappelle-t-il, en soutenant que déceptions ou pas, il ne faut jamais empiéter la voie de la trahison de la nation au nom des ambitions personnelles, ne jamais suivre ce chemin.

Pour Mbikayi, ni la frustration due à l’indifférence ni les moqueries, ni les humiliations ne sauraient faire oublier que l’intérêt du Congo est plus grand que des ambitions personnelles. La loyauté est un serment silencieux envers son pays, un serment qui se mesure dans la durée, surtout dans l’épreuve.

Il aurait souhaité que le Président de la République allie deux critères en récompensant les forces parlementaires indispensables, et en reconnaissant ceux qui ont été des piliers politiques, des éclaireurs dans les moments d’orage. Car dit-il, ce choix aurait montré qu’en politique, la fidélité compte autant que le poids électoral.

Le Chef de l’État a choisi une autre voie. Celle d’aller à la conquête de ceux qui le contestent, négligeant et repoussant ceux qui le soutiennent, constate l’auteur de la tribune en reconnaissant toutefois, que c’est son droit et aussi, sa responsabilité devant l’histoire.

Pas du tout abattu mentalement, Mbikayi pense que malgré tout, il faut rester debout.

Debout face aux sarcasmes. Debout face aux moqueries. Debout face aux épreuves.

Le problème, souligne-t-il, ce n’est pas les leaders rejetés. Les décennies de travail vérifiable et de progrès graduels ont mis certains en bonne position sociale. Que dire de leurs disciples, ces fidèles déçus qui ne comptent que sur le positionnement des chefs de leurs partis pour exister ?

À ces derniers, Mbikayi demande de tenir bon. L’humiliation et la déception ne doivent pas avoir raison de leur engagement, de leur patriotisme.

Sommes toutes, le leader du Parti Travailliste indique que déclarer tout haut sa déception, c’est dire non à l’hypocrisie. Rester fidèle et critique comme toujours. Si c’est le prix à payer, il faut l’accepter. Continuer à afficher loyauté et indépendance d’esprit quel qu’en soit le prix. C’est une marque déposée. Sa particularité à lui. Si tous les déçus, et ils sont nombreux, pouvaient suivre son exemple, le pays s’en porterait mieux.

Le Journal 

 

 

 

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