Après sa signature à Doha : La Déclaration de principes n’a pas été respectée sur le terrain

 Après sa signature à Doha : La Déclaration de principes n’a pas été respectée sur le terrain

Du 19 juillet au 31 juillet, douze jours se sont écoulés depuis que le gouvernement congolais et l’AFC/M23 ont signé une déclaration de principes censée ouvrir la voie à un accord de paix entre les deux parties. Alors que le 29 juillet, était la date fixée pour l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, les parties s’étant engagées à appliquer les dispositions de cette déclaration immédiatement après sa signature, et au plus tard à cette échéance, peu des d’avancées ont été observées sur le terrain, et pourtant, de nombreux défis restent à relever.

Le représentant de la RDC Sumbu Sita Mambu et le secrétaraire exécutif de l’AFC/M23 Benjamin Mbonimp qui ont signé ce document à Doha au Qatar, le 19 juillet 2025, doivent se regarder aux yeux pour dégager les points qui bloquent dans son application.
Sur le terrain, très peu de choses ont bougé depuis la signature de la déclaration de principes entre les deux parties. D’abord, le cessez-le-feu n’a pas été respecté, des combats ont eu lieu ces derniers jours et chaque partie rejete la responsabilité sur l’autre.
Les signataires s’étaient aussi engagés à mettre en place un mécanisme conjoint de surveillance et de vérification. L’objectif était ainsi de définir les modalités du cessez-le-feu et garantir sa mise en œuvre.
Dans son édition de mardi, rfi souligne que, selon ses informations, il n’y a aucune avancée concrète.
L’AFC/M23 a proposé la création d’une zone tampon. Refus de Kinshasa. Autre piste : un repli mutuel de quelques kilomètres. Pas d’accord non plus.

La Monusco devait participer au mécanisme de vérification, avec ses moyens aériens, notamment les drones. Mais là aussi, rien n’a bougé, précise la radio mondiale, ajoutant que le médiateur maintient la pression sur les deux parties.
Autre point de blocage, selon rfi, c’est la libération des prisonniers. Des échanges ont eu lieu avec le Comité international de la Croix-Rouge, sans résultat pour l’instant.
Elle souligne que, « toujours selon nos informations, l’AFC/M23 a remis à la médiation une liste de plus de 780 prisonniers à libérer. Parmi eux, une vingtaine de proches de Corneille Nangaa, le coordinateur de l’AFC/M23. Le mouvement prévient qu’il n’y aura pas de retour à Doha sans leur libération. »
De son côté, Kinshasa affirme que ces libérations se feront au cas par cas, dans le cadre des discussions sur l’accord final.
Pendant ce temps, le médiateur maintient la pression sur les deux parties pour tenter de préserver un climat propice à la poursuite du processus et surtout faire en sorte que les deux camps se retrouvent au plus tard le 8 août pour le début des discussions directes en vue d’un accord définitif.

Gel Boumbe

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