Ministre de l’Environnement: Eve Bazaiba déterminée à enterrer le Fonds Forestier National !

 Ministre de l’Environnement: Eve Bazaiba déterminée à enterrer le Fonds Forestier National !

Dans sa correspondance adressée au ministre d’État au Budget au début de ce mois, et réceptionnée le 9 juillet 2025, pour solliciter l’insertion de la Taxe carbone dans la loi des Finances 2026 dont les travaux sont en cours, la ministre de l’Environnement, Eve BAZAIBA Masudi viole au passage les Décrets créant le FFN et FIPE, en donnant 50% de crédit carbone au FIPE, tout en privant le FFN de ses 10% prévus à l’article 8 alinéa 3 du Décret portant la création, organisation et fonctionnement du FFN. Il s’agit là, d’une violation flagrante des textes, estiment des analystes.

En effet, l’Article 8 dont il est question ci-dessus, à son alinéa 3, stipule que 10% des recettes publiques proviennent des services environnementaux : crédit carbone, mécanisme de développement propre (MDP), mécanisme de réduction des émissions issues de la déforestation et de la dégradation des forêts ( REDD).
Mais en voulant être de bonne foi, l’on peut aller jusqu’à à 50% au profit du FFN, parce qu’il est la seule institution de l’Etat qui s’occupe du reboisement, du mécanisme de réduction des émissions issues de la la déforestation et de la dégradation des forêts…. Pas que ça, le FFN est né de la grande réunion de la COMIFAC qui avait réuni tous les pays d’Afrique centrale.

Une démarche peu orthodoxe…
La correspondance de Bazaĩba à son collègue du Budget explique que “conformément aux dispositions de l’article 25 de l’ordonnance-loi N°23/007 du 03 mars 2023 modifiant et complétant la Loi N°11/009 du 9 juillet 2011 portant principes fondamentaux relatifs à la protection de l’environnement, ainsi que les prescrits de l’article 3 de l’Accord de Paris sur le climat, il perçu une taxe inhérente aux émissions de gaz à effet de serre au delà d’un seuil défini par la loi, dénommée Taxe carbone, conformément à l’ordonnance-loi N°18/003 du 13 mars 2018, fixant la nomenclature des droits et redevances du Pouvoir central tel que modifiée et complétée à ce jour, la taxe carbone est versée par les émetteurs de gaz à effet de serre en raison de 50% quotité du Trésor public et 50% dans le compte du Fonds d’intervention pour l’environnement -FIPE”.

Un peu plus loin, Ève Bazaĩba souligne que l’instauration de la taxe carbone renforcera les capacités de la RDC à autofinancer la réduction des émissions de gaz à effet de, conformément aux engagements internationaux pris sous l’Accord de Paris.
Pas que ça, la ministre de l’Environnement précise que la quotité des recettes versées au FIPE permettra d’effectuer entre autres, des paiements financiers compensatoires directs aux communautés locales et peuples autochtones en leur qualité de gardiens des forêts.
Pourtant, il convient se demander pourquoi la ministre Ève Bazaĩba omet de plaider la cause du FFN, comme elle le fait si bien pour le FIPE. Est-ce intentionnel ? La question vaut tout son pesant parce qu’il s’agit manifestement d’une politique de deux poids, deux mesures qui a mal à se justifier.
Du coup, les observateurs avisés se surprenant à penser que l’acte de madame Bazaĩba n’est peut-être pas prémédité et qu’elle ne va pas manquer de se ressaisir pour remettre les choses à leur vraie place. Il n’est jamais trop tard pour mieux faire, renseigne l’adage.

Le Journal

    admin

    Related post