Corruption et les détournements des deniers publics...: L’opposition mal placée pour donner des leçons au régime actuel !

L’opposition congolaise dans presque son ensemble, trouve du réconfort en s’attaquant au régime de Tshisekedi en s’appuyant sur la megestion et la corruption qui le caractérise raient, selon elle. Même Corneille Naanga en a fait son cheval de bataille, justifiant sa rébellion en accusant, entre autres, le gouvernement congolais d’être corrompu.
Mais à tout prendre, un regard rétrospectif dans le passé démontre comment ces fléaux ont été la mode de gestion de Joseph Kabila pendant ses 18 ans de règne. Pendant qu’il y avait dans le navire, bon nombre d’acteurs actuels de l’opposition qui passent le clair de leur temps à condamner Félix Tshisekedi, se donnant une bonne image, celle des bons gestionnaires. Pourtant, le professeurs Luzolo Bambi s’était epoumoné à démontré comment les caisses de l’État étaient siphonnées par des individus dont il avait transmis la liste des noms au procureur général de l’époque, sans que ce dernier n’ose broncher. La suite est connue, ces malfaiteurs sont restés impunis et n’ont fait que changer de poste à un autre, comme si le mal n’était pas profond.
Déjà que le 19 mai 2004, Joseph Kabila adressait à Olivier Kamitatu, le même, alors président de l’Assemblée nationale, la correspondance en des termes pas du tout tendres : “Je viens une fois de plus, à vous, pour vous parler de l’état de la Nation. En effet, plusieurs rapports parvenus à mon niveau, émanant des organisations internationales, des églises ainsi que de différentes couches de notre population, font état de la persistance de la corruption, du détournement des deniers publics et de la concession dont sont coupables des personnes exerçant un mandat public”, écrivait Joseph Kabila en soulignant que”ceci ne peut pas nous laisser indifférents. Aussi, voudrais-je vous demander d’exhorter vos commissions parlementaires afin qu’elles exercent leur rôle de contrôler le gouvernement, les entreprises publiques, les établissements et services publics”.
Le chef de l’État de l’époque était dépité en enfonçant : “ Il est intolérable qu’un pays comme le nôtre, qui a besoin de toutes ses ressources pour la reconstruction, ne puisse livrer une lutte sans merci contre les pratiques anti-democratiques. Je compte sur le dynamisme de vos institutions respectives (NDLR:le Sénat était compris) pour enrayer la corruption, le détournement des deniers publics et la concussion de la vie publique dans notre pays”.
Et puis…., rien ne s’était passé. Ces anti valeurs ont continué à bien se porter comme si de rien n’était. Et beaucoup de ceux qui en étaient maîtres à penser se trouvent dans l’opposition actuelle qui se fait passer pour donneurs de leçons. Dommage.
Laurent BUADI
