Le pire évité de justesse à l’Assemblée nationale !

Pour non paiement de leurs reliquats d’émoluments pendant deux mois, les agents et cadre de l’Assemblée nationale étaient inconsolables et ont menacé de faire parler la colère, si jamais leur situation ne venait à être régularisée dans l’espace de 48 heures, à en croire un communiqué qu’ils avaient fait circuler le lundi 21 juillet 2025, et dont voici le contenu :
“TROP C’EST TROP ! NOUS NE SOMMES PAS DES MENDIANTS !”, était intitulé le communiqué qui, par ses propos acérés, avait tout d’un coupe-gorge : “Voilà plus d’une année que le nouveau Bureau de l’Assemblée nationale a été installé. Une année de promesses…et RIEN !”, pouvait-on lire avant que la suite étonne :
“Pas de paiement régulier, pas de transparence, pas de considération.
Les agents de l’Assemblée nationale vivent aujourd’hui dans une misère cruelle, pendant que certains continuent de se remplir les poches en toute impunité.
Où sont passés nos droits ? Où est passée la justice sociale ?”, dénonçait le message en alignant les griefs :
•L’irrégularité récurrente du paiement des salaires (la base comme les reliquats),
•L’absence totale de prise en charge médicale, même en cas d’urgence,
•La détérioration constante des conditions de travail,
•La disparité salariale flagrante entre agents entretenue par un système injuste,
•L’érosion du pouvoir d’achat, sans aucune politique d’ajustement des salaires,
•L’absence d’augmentation salariale depuis plus de 5 ans, alors que la vie devient insoutenable. Et pendant ce temps-là, on continue à nous endormir avec des discours creux et des promesses vides, si d’ici ce mardi 22 juillet 2025, les reliquats des mois de mai et juin ne sont pas payés, les agents de l’Assemblée nationale organiseront un grand rassemblement ce mercredi 23 juillet à 12h00 au Hall du Palais du peuple”.
Ensuite, le communiqué était tranchant en avisant que ce sera le point de départ d’une mobilisation sans précédent, pouvant déboucher sur :
•Une grève générale illimitée,
•Des sit-in devant le bureau du Président de l’Assemblée nationale,
•Des actions fortes et visibles, à la hauteur du mépris que nous subissons”, ont-ils prévenu, en soulignant que le véritable syndicat, ce sont les agents eux-mêmes.
“Nous n’attendrons plus personne pour nous défendre. L’heure est venue de se lever, de s’unir et d’agir ensemble. Chacun, chacune est concerné(e). Ce combat est le nôtre”, disait le communiqué en déclarant que le temps de l’action est arrivé. “Ensemble, nous nous ferons entendre”, se terminait ce message.
Aussi curieux que cela puisse paraître, le mardi 22 juillet, les comptes bancaires des agents étaient tous crédités des reliquats de deux mois, à croire que l’argent était logé quelque part, attendant de voir si les bénéficiaires n’allaient pas réclamer, pour s’en servir autrement. Dans une telle probabilité, l’on parlerais d’un cas similaire à celui qui voit Constant Mutamba traîné en justice.
Beaucoup sont des observateurs qui n’arrivent pas à s’expliquer un tel comportement de la part de Vital Kamerhe, connu pour sa probité morale éprouvée.
Le Journal
