Le CSAC fait planer l’épée de Damoclès sur TikTok !

Le CSAC menace sérieusement de suspendre TikTok en RDC, invoquant des dérives graves (propagande armée, fake news, contenus sexuels impliquant des mineurs, discours de haine). Pour l’instant, le bannissement n’est pas acté, mais l’institution exige des mesures fortes de TikTok, dont l’ouverture d’un bureau local de modération.

Les raisons invoquées par le CSAC concernent les Fake news et la propagation de rumeurs liées à la sécurité dans l’Est du pays. La propagande armée y prend l’ampleur avec des comptes diffusant des messages favorables au M23 et à l’AFC. Les contenus immoraux pullulent aussi sur cette plateforme qui diffuse à profusion les vidéos à caractère sexuel impliquant des mineurs, des challenges dangereux et la banalisation de la violence.
La discours de haine prend également une place prépondérante sur fond des attaques contre des communautés et personnalités publiques. Eu égard à ces dérapages, les exigences du CSAC envers TikTok, à travers son Bureau local en RDC avec une équipe de modération parlant lingala, swahili, tshiluba et kikongo mettent un point d’honneur sur le.renforcement de la modération pour traiter rapidement les signalements et aussi, la collaboration avec les autorités pour bloquer les comptes liés aux groupes armés.
La démarche de cette institution d’appui à la démocratie est d’empêcher que les réseaux sociaux puissent servir de relais à des groupes armés, quand bien même, pour certains acteurs des droits de l’homme, la liberté d’expression s’en trouverait menacée avec le risque de museler la jeunesse et les créateurs congolais. Aussi, l’économie numérique y prendrait un coup par la menace pour les influenceurs, les médias en ligne et lentrepreneurs qui utilisent TikTok comme vitrine.
Certains analystes craignent que la cohésion sociale soit mise à mal avec cette mesure qui cache mal la volonté de limiter les contenus jugés contraires aux valeurs culturelles congolaises. Quand bien même le bannissement de TikTok en RDC n’est pas encore décidé, mais la menace est réelle. Le CSAC privilégie le dialogue avec TikTok, tout en brandissant la suspension comme ultime recours. La balle est désormais dans le camp de la plateforme Tik Tok soit elle s’adapte au contexte congolais, soit elle risque d’être bloquée.

Le Journal

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