EXERCICE DE REDEVABILITÉ POUR L’AN 1 DU GOUVERNEMENT SUMINWA 2: La modernisation de la gestion environnementale à l’ordre du jour !

Lors d’un bilan sur sa première année d’exercice, la ministre déléguée près le ministre de l’Environnement chargée de la Nouvelle Économie du Climat, Arlette Bahati Tito, a présenté les avancées structurales et opérationnelles de son département, marquant le passage de l’assainissement traditionnel à une véritable économie circulaire et à une finance climatique structurée.
Après une phase initiale consacrée à l’établissement du cadre de travail et de la feuille de route ministérielle, le portefeuille s’est engagé dans la modernisation de la gestion environnementale. En matière de financement, la République Démocratique du Congo mise prioritairement sur le mécanisme Tropical Forests Forever Facility (TFFF), susceptible de générer environ 100 millions USD par an, ainsi que sur la mise en place d’une taxe carbone dont les retombées sont estimées entre 100 et 200 millions USD annuels.
Sur le plan opérationnel, le ministère entend transformer la filière des déchets par la création de centres de tri et de transfert. Cette transition vers l’économie circulaire vise la création de 30 000 emplois directs et 150 000 emplois indirects. Parallèlement, le mécanisme de paiement pour services environnementaux est déployé afin de rétribuer les communautés locales engagées dans la préservation des écosystèmes. Des initiatives pilotes sont déjà conduites avec le concours de la KfW dans les provinces du Kongo-Central et de l’Équateur, appuyées par un suivi numérique des versements.
L’action ministérielle intègre également un volet de prévention axé sur la sensibilisation de la population face aux pratiques aggravant l’impact climatique, telles que le brûlage des plastiques et les rejets polluants.
Enfin, la Nouvelle Économie du Climat s’inscrit dans une démarche transversale. En collaboration avec le ministère de l’Économie numérique, elle développe des outils comme la plateforme EcoSignal et les Guichets verts. Cette synergie s’insère dans une intercoopération gouvernementale élargie où les Télécommunications, sous la direction de José Panda Kabangu, fournissent les infrastructures de connectivité, l’Économie numérique, conduite par Augustin Kibassa Maliba, assure le développement des services et du cloud souverain, et la Nouvelle Économie du Climat déploie ses mécanismes de financement et de suivi au travers des secteurs clés de l’État.
José Mpanda focus sur le développement des infrastructures numériques et la relance du secteur postal
Le Ministre des Postes et Télécommunications, José Panda Kabangu, a présenté les principales actions engagées au cours de sa première année à la tête de ce ministère, mettant notamment l’accent sur la sécurisation juridique des opérateurs télécoms, le développement des infrastructures numériques et la relance du secteur postal.
Parmi les avancées enregistrées, le ministre a cité la régularisation et la conversion des titres et licences des principaux opérateurs télécoms, notamment Vodacom, Airtel, Africell et Orange. Cette démarche vise à leur garantir une sécurité juridique susceptible de favoriser les investissements et la mobilisation des financements nécessaires au développement du secteur.
Dans le domaine postal, José Panda Kabangu a évoqué la tenue des états généraux de la Poste, ainsi que la préparation d’une nouvelle loi postale appelée à remplacer le cadre légal datant de 2002. Il a également fait état des démarches entreprises en vue du retour en République démocratique du Congo du siège de l’Union africaine des télécommunications, de la régularisation des cotisations de la RDC auprès de l’Union postale universelle et de la mise en place du Fonds de développement des services universels.
S’agissant des infrastructures de télécommunications, la RDC dispose actuellement d’environ 10 000 à 12 000 kilomètres de fibre optique, alors que les besoins nationaux sont estimés à plus de 50 000 kilomètres à l’horizon 2030. Le pays compte, par ailleurs, près de 8 000 tours télécoms, pour un besoin évalué à environ 30 000. Le programme de transformation numérique soutenu par la Banque mondiale devrait contribuer à l’extension du réseau avec environ 11 500 kilomètres supplémentaires de fibre optique.
Le ministre a également indiqué que le Fonds de développement des services universels a commencé à collecter des ressources depuis janvier. Alimenté notamment par une contribution de 3 % du chiffre d’affaires des opérateurs, ce mécanisme doit permettre de financer le déploiement des infrastructures dans les zones rurales et périurbaines insuffisamment couvertes par les investissements privés.
Concernant la qualité des services, José Panda Kabangu a expliqué que les difficultés rencontrées dans plusieurs régions sont notamment liées au déficit d’infrastructures et aux coupures de fibre optique occasionnées par certains travaux routiers ou autres travaux de génie civil. Il a notamment évoqué le cas de Moanda et souligné la nécessité d’une meilleure coordination entre les différents ministères impliqués dans la réalisation des infrastructures.
Face aux plaintes des consommateurs relatives à la qualité des services, le ministère travaille avec l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) et les opérateurs afin d’améliorer le mécanisme de traitement des réclamations. Un numéro court, le 185, doit notamment permettre aux abonnés de signaler les difficultés rencontrées dans l’utilisation des services des opérateurs.
Dans le secteur postal, la réforme envisagée devra tenir compte des mutations induites par le numérique et le commerce électronique. La nouvelle législation devrait ainsi permettre de moderniser les services postaux et d’élargir leur contribution à la fourniture de certains services publics, notamment à travers le retrait de documents administratifs.
Enfin, le ministre a évoqué la mutualisation des infrastructures entre opérateurs. Il a notamment cité le rapprochement entre Vodacom et Orange autour du projet présenté sous l’appellation « Sengo », avec un objectif annoncé de 10 000 tours, ainsi que la coopération entre Airtel et Starlink.
Ces différentes initiatives s’inscrivent dans la volonté du ministère des Postes et Télécommunications de renforcer le cadre réglementaire, d’accélérer le développement des infrastructures numériques et d’améliorer progressivement l’accès des populations congolaises à des services télécoms et postaux plus accessibles et adaptés aux évolutions technologiques.
À la question transversale sur comment les trois secteurs peuvent-ils travailler ensemble, chacun des ministres s’est exprimé en ces termes :
José Panda Kabangu : « Les Télécommunications fournissent les infrastructures et les « autoroutes » nécessaires au développement du numérique ».
Augustin Kibassa Maliba : « L’Économie numérique utilise ces infrastructures pour développer les services et l’interconnexion des plateformes publiques, notamment avec la perspective d’un cloud souverain ».
Arlette Bahati Tito : « La Nouvelle Économie du Climat est transversale. Elle doit travailler avec les Télécommunications, le Numérique, les Finances, l’Économie, l’Énergie et les autres secteurs pour développer notamment les plateformes environnementales et les mécanismes de financement climatique ».
Avec la Cellule de communication
Auguste Kibassa préoccupé par le développement des compétences
la mise en place des fondations du secteur numérique, la digitalisation des services publics, la cybersécurité et le développement des compétences
Le Ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a présenté les principales réalisations enregistrées au cours de la première année d’action de son ministère, mettant l’accent sur la mise en place des fondations du secteur numérique, la digitalisation des services publics, la cybersécurité et le développement des compétences.
Selon le ministre, le travail a d’abord porté sur l’élaboration de la politique sectorielle, le renforcement du cadre institutionnel et réglementaire, ainsi que la mise en place de la stratégie nationale sur l’intelligence artificielle et de celle relative aux données. La protection et l’hébergement des données figurent également parmi les priorités retenues.
Dans le cadre de la digitalisation des services publics, plusieurs initiatives ont été engagées, notamment le RDC Pass, le Guichet numérique, la certification électronique et le renforcement du dispositif national de cybersécurité.
Concernant le RDC Pass, Augustin Kibassa Maliba le présente comme une clé d’identification et d’authentification sécurisée destinée à permettre aux citoyens d’accéder aux services numériques. Une première cohorte d’environ 50 jeunes a été retenue à l’issue d’un processus ayant enregistré plus de 9 625 candidatures. À terme, le programme prévoit le déploiement de 10 000 kits à travers le pays, avec les premiers accès annoncés à partir d’octobre 2026.
S’agissant de la coordination des plateformes numériques de l’État, le ministre a expliqué que chaque ministère doit conserver la maîtrise de ses propres services numériques. Le ministère de l’Économie numérique intervient, pour sa part, dans la définition des normes, standards et règles d’interopérabilité, afin de permettre aux différents systèmes de communiquer entre eux.
Le Guichet numérique, institué par décret de la Première ministre, doit progressivement regrouper les différents services numériques de l’État et faciliter leur accès par les citoyens.
Sur le volet de la sécurité numérique, le ministère travaille notamment à travers l’Agence nationale de certification électronique et le dispositif national de cybersécurité. Une Agence nationale de cybersécurité a également été créée par ordonnance présidentielle afin de renforcer la protection de l’espace numérique congolais.
Le ministre a par ailleurs reconnu que la République démocratique du Congo fait déjà face à des cyberattaques. Le Centre national de cybersécurité intervient sur certaines situations, tandis que la nouvelle Agence nationale de cybersécurité est appelée à renforcer le dispositif national de protection.
Concernant la vulgarisation du Code du numérique, le ministère travaille avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Environ 2 000 volontaires congolais sont mobilisés dans cette opération, qui comprend également des actions de sensibilisation auprès des magistrats.
Enfin, le développement des compétences et l’accompagnement de l’écosystème numérique constituent d’autres axes de l’action du ministère. Des formations avancées sont envisagées dans les domaines de l’ingénierie numérique, de l’intelligence artificielle, de la robotique et de la cybersécurité. Une Académie numérique à vocation régionale est également envisagée, parallèlement aux actions d’accompagnement des startups et des PME évoluant dans le secteur numérique.
À la question transversale de savoir comment les trois secteurs peuvent travailler ensemble, chacun des ministres a eu des mots justes :
José Panda Kabangu : « Les Télécommunications fournissent les infrastructures et les « autoroutes » nécessaires au développement du numérique ».
Augustin Kibassa Maliba : « L’Économie numérique utilise ces infrastructures pour développer les services et l’interconnexion des plateformes publiques, notamment avec la perspective d’un cloud souverain ».
Arlette Bahati Tito : « La Nouvelle Économie du Climat est transversale. Elle doit travailler avec les Télécommunications, le Numérique, les Finances, l’Économie, l’Énergie et les autres secteurs pour développer notamment les plateformes environnementales et les mécanismes de financement climatique ».
Avec la Cellule de communication
