La maison RDC attaquée non pas par effraction, mais par complicité !

 La maison RDC attaquée non pas par effraction, mais par complicité !

La RDC est, depuis trois ans, confrontée à une guerre hybride où l’agression militaire du M23, soutenu par le Rwanda confirmée par de nombreux rapports internationaux, n’est qu’une facette. L’autre facette, plus insidieuse, est celle des infiltrations, des complicités internes et des trahisons qui fragilisent l’État et la cohésion nationale.

Ce sentiment de trahison est d’ailleurs largement partagé dans l’opinion publique congolaise où, beaucoup estiment que la guerre n’a fait que révéler un système déjà miné par des réseaux d’intérêts, des alliances opaques et des complicités au sein même des institutions. Ce qui est frappant, c’est que l’histoire congolaise régorge de moments où l’ennemi extérieur a trouvé des relais à l’intérieur comme sous Mobutu, quand les contradictions internes avaient souvent été exploitées par des puissances étrangères.
Pendant les guerres du Congo (1996–2003), les infiltrations et alliances locales ont permis aux armées étrangères de s’enraciner, et aujourd’hui, le M23 et ses soutiens ne sont pas seulement une force militaire, ils s’appuient sur des complicités économiques, politiques et parfois diplomatiques.
Comme quoi, l’agression militaire est visible mais la trahison invisible est peut-être plus destructrice, car elle ronge la confiance et la souveraineté de l’intérieur.

Les frontières de la conscience
Mise en scène
La RDC se réveille un matin, croyant que l’ennemi est aux portes. Mais surprise : les portes étaient déjà ouvertes de l’intérieur, les clés offertes avec sourire et les tapis déroulés par des mains bien locales.

Narration satirique
Le décor est une maison appelée “République”, aux murs fissurés mais fièrement peints aux couleurs nationales. Les acteurs sont : – L’ennemi extérieur, bruyant, armé, visible.
– Les “amis de l’intérieur”, silencieux, élégants, qui tiennent la poignée de la porte.
– Le paradoxe : On crie à l’agression, mais c’est l’hospitalité involontaire qui fait le plus mal.

Ironie mordante
L’on découvre que la guerre n’est pas seulement une invasion, mais une collaboration à huis clos. Les traîtres ne portent pas d’uniformes, ils portent des cravates, des insignes, des soutanes, parfois même des sourires diplomatiques. Le peuple, spectateur, se demande : “Qui est plus dangereux ? Celui qui entre par la fenêtre ou celui qui lui ouvre la porte ?”

Leçon à tirer…
“La guerre nous a appris une vérité cruelle : l’ennemi n’a pas seulement franchi nos frontières, il a franchi nos consciences. Et parfois, il a trouvé des guides touristiques parmi nous.” L’on se trouve ainsi face à un drame qui se joue sur l’image de la maison nationale, infiltrée non pas par effraction mais par complicité.
Laurent BUADI

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