Kinshasa renforce l’effectif militaire sur le terrain

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Kinshasa a enfin pris conscience de ce qui se passe à l’Est. Aujourd’hui;  les menaces sont devenues très sérieuses et les voiles sont tombées, la RDC est agressée par le M23 soutenu militairement par le Rwanda.

Le Gouvernement, à travers le ministère de la Défense et celui de l’Intérieur, a décidé de renforcer l’effectif  militaire dans cette partie du pays.  Le samedi 24 juin 2022 de 10h à 11h, les grandes artères de la capitale ont connu une ambiance particulière. Plus ou moins 38 bus de la société Transco transportant des militaires étaient en route vers l’aéroport International de Ndjili. Tout au long de leur parcours, les militaires des FARDC ont réussi le soutien de la population Kinoise qui scandait des chansons patriotiques encourageant les vaillants soldats en route pour le front. Du boulevard du 30 juin à l’avenue des Poids Lourds en passant par le boulevard Lumumba, ces vaillants congolais sous le drapeau ont été acclamés chaleureusement  par leurs compatriotes déterminés à ne céder aucun petit cm du territoire national.  Ces derniers sont allés renforcer l’effectif sur le champ de bataille. Car, ce menace de guerre a trop duré et les Gouvernements qui se sont succédés, il y a plus d’une décennie, ne la prenaient pas au sérieux.  Aujourd’hui, la RDC est décidé de recourir à la force armée pour dénouer cette situation conflictuelle afin de tenter de contraindre le M23 à se soumettre à la volonté du Gouvernement congolais de quitter le territoire congolais et rentrer dans leurs pays respectifs.

Paul Kagame crache la vérité et se dévoile

Quant la pression augmente, on finit par dévoiler les choses cachées et aujourd’hui,  le Président rwandais, Paul Kagame, vient de dire la vérité. Il a confirmé au cours d’une sortie médiatique que : « Le problème des populations rwandaises d’origine est mal géré. Les M23 sont entrain de défendre les populations rwandaises qui sont au Congo, qu’on appelle les Banyamulenge», a-t-il  declaré avant d’ajouter : «Les congolais de l’ethnie rwandaise d’origine sont concernés».  On tenant ces propos, Kagame oublie que depuis la colonisation, le Congo compte 450 ethnies bien connues et le Banyamulenge n’y figure pas.

Les rwandais en cravate bien protégés à Kinshasa

Autre chose, les rwandais en cravate à Kinshasa dans les différentes institutions de la RDC, veulent toujours se retrouver au côté du pouvoir à chaque régime pour se protéger. Les autorités du pays seraient incapables de les détrôner des postes qu’ils occupent et le système prend racines. Garantie par la protection de leurs fonctions, ils ne sont pas inquiétés et se la coulent douce sur le sol congolais.

Le population congolaise ayant compris maintenant ce qui se passe depuis plus d’une décennie, elle veut régler le compte avec les rwandais de sa classe de faible étant donné que ceux qui occupent les fonctions dans les institutions congolaises sont bien protégés.

De congolais réagissent

Que faire alors si la population ne voit pas un  changement allant vers l’éradication du M23 avant la fin de l’année en cours?

Quelques réactions n’ont pas tardés :  «Je suis de la société civile, je regrette de voir nos frères et soeurs qui tombent à l’ Est par fusillade, coups de machette et autres armes. Mais le drapeau congolais flotte normalement sans le mettre en berne. Croyez-vous qu’un seul américain qui tombe sauvagement peut passer inaperçu devant la nation? Mais le massacre de l’Est où nos compatriotes tombent chaque jour comme de mouches ne sont pas pris en compte. A Kinshasa, on boit, on danse, on rempli le français dans la bouche sans aucun souci», déclare Kumba David, un acteur de la société civile. Pour Mme Nduli Marthe : « Je suis très contente de voir les éléments des FARDC en route pour Est et pourquoi devons-nous chercher des forces extérieures parmi lesquelles se trouvent celles qui nous agressent? Deux ans c’est trop pour former les militaires et leur motivation serait une volonté manifeste de la par de l’ordonnateur du budget», propose-t-elle. Une autre réaction allant dans le sens d’organiser l’armée est celle d’un enseignant. Comme on dit qui veut la paix, prépare la guerre : «Si le Gouvernement de notre pays peut nous autoriser à protéger la nation, nous sommes capables de faire taire ce petit Rwanda. A l’époque du Maréchal Mobutu, aucun pays voisin n’a osé hausser le ton contre le Zaïre et ils étaient tous élèves dociles devant lui», a souhaité Mopandela Guylain, Enseignant d’universités. Nous espérons à la victoire imminente des FARDC et ses alliées.

Gel Boumbe