Kamerhe joue la carte de la démission préventive

Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale congolaise et figure majeure de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), a annoncé sa démission de ses fonctions, selon Jeune Afrique. Ce geste intervient dans un contexte politique tendu, alors que l’Assemblée nationale s’apprêtait à examiner le rapport de la commission spéciale chargée des pétitions contre plusieurs membres du Bureau.
Une pétition contre Vital Kamerhe
Lancée par le député de l’UDPS Crispin Mbindule, la pétition visait la destitution de Vital Kamerhe pour motifs d’« incompétence » et de « gestion opaque » au sein de la présidence de l’Assemblée. Avec près de 262 signatures recueillies, la procédure remplissait les conditions nécessaires pour un examen en plénière. Une commission spéciale avait été mise en place pour évaluer la recevabilité de la pétition et préparer son rapport.
LETTRE DEMISSION
La démission annoncée par Kamerhe apparaît comme un moyen de prendre les devants et d’éviter un vote potentiellement défavorable qui aurait pu conduire à sa destitution officielle.
Un revers politique majeur
Ce geste marque un tournant dans la carrière de Vital Kamerhe, longtemps allié clé du président Félix Tshisekedi. La décision de se retirer, même anticipativement, reflète les tensions internes au sein de la coalition au pouvoir et illustre les fragilités politiques qui traversent l’Assemblée nationale congolaise.
L’annonce, rapportée par Jeune Afrique, ne semble pas encore accompagnée de documents officiels rendus publics par l’Assemblée nationale ou l’UNC, laissant planer une incertitude quant à la formalisation définitive de la démission.
Et après ?
La question qui se pose désormais est de savoir qui prendra la présidence de l’Assemblée et comment ce départ affectera le soutien politique de Kamerhe au président Tshisekedi. La situation reste à suivre, alors que le climat parlementaire en République démocratique du Congo continue d’être marqué par des rivalités et des tensions.
La Rédaction
