À la suite du dernier naufrage sur le fleuve Congo...: Jean-Pierre Bemba très remonté !

2025 aura été une année noire par le nombre de cas de naufrages des embarcations de fortune sur le fleuve Congo pour non-respect des règles de navigation fluviale. Le dernier cas en date, a conduit au naufrage d’une baleinière sur le fleuve Congo, près de Mbandaka, et poussé Jean-Pierre Bemba, le VPM en charge des Transports et Voies de communication à taper du poing sur la table en déclarant que désormais, le non respect des des règles de navigation fluviale ne sera toléré sous aucune forme.
Jean Pierre Bemba est catégorique en déclarant que tous les contrevenants, qu’ils soient responsables de ports fluviaux ou exploitants d’embarcations, seront systématiquement et sévèrement sanctionnés conformément à la loi.
Selon un communiqué publié par le ministere des Transports et Voies de Communication, ce naufrage a donné lieu au transfert à Kinshasa le dimanche de dix personnes interpellées à l’issue des enquêtes menées par les services compétents. Il s’agit des individus auditionnés après le naufrage de l’unité fluviale de type baleinière dénommée H/B Mbeya Mbeya, survenu le samedi 20 décembre 2025 à 18h20 sur le fleuve Congo. Ils sont au total dix, dont quatre marins, quatre civils et deux policiers, parmi lesquels un colonel.
Selon les résultats des enquêtes, ces deux policiers sont accusés d’avoir autorisé, en contrepartie d’actes de corruption, le départ de l’embarcation en violation flagrante des règles de navigation en vigueur, telles qu’édictées le 4 octobre 2024.
Les investigations ont également mis en évidence plusieurs manquements graves, notamment la violation de l’interdiction de naviguer de nuit, l’absence de gilets de sauvetage pour l’ensemble des passagers ainsi que le non-respect du tonnage légal autorisé, ayant entraîné une surcharge de l’embarcation.
À cette occasion, précise le communiqué, les autorités compétentes ont réaffirmé leur engagement à assurer la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble des voies navigables du pays, tout en appelant chaque acteur du secteur fluvial à faire preuve de responsabilité dans l’exercice de ses fonctions.
Le Journal
