Gouvernement Suminwa 2 : l’exercice de redevabilité se porte bien ! (2)

 Gouvernement Suminwa 2 : l’exercice de redevabilité se porte bien ! (2)

Dans le cadre de l’an 1 du gouvernement Suminwa II, un exercice de recevabilité est engagé par la télévision nationale pour faire parler les ministres et recueillir leurs réalisations. Après la première partie publiée dans notre édition de mardi, nous revenons à la charge avec les réalisations des ministres Micheline Omba en charge du Genre, famille, et enfants ; Eve Bazaiba en charge des Affaires sociales et Actions humanitaires ainsi que Samuel Mbemba qui pilote le ministère des Droits humains. Un dossier réalisé avec le concours de la Cellule de communication du ministère des Médias et de la communication.

Micheline Omba consolide la protection des femmes, des enfants et de la famille

-Une série de réformes et d’initiatives structurantes enregistrées…

Ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Omba, a présenté le bilan de sa première année d’action au sein du Gouvernement Suminwa II, en mettant l’accent sur une série de réformes et d’initiatives structurantes destinées à renforcer la protection des femmes, des enfants et de la famille. Inscrite dans la dynamique de la redevabilité gouvernementale, son intervention a également souligné la transversalité de son ministère avec ceux des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, ainsi que des Droits humains, pour une prise en charge plus efficace des populations vulnérables.

Parmi les réalisations majeures, son ministère a renforcé la coordination nationale et provinciale à travers l’organisation de forums réunissant les ministres provinciaux et les chefs des divisions du Genre, afin d’harmoniser les politiques publiques en faveur des femmes et des enfants sur l’ensemble du territoire. Une enquête nationale sur les violences basées sur le genre a également été finalisée et publiée, offrant désormais des données fiables pour orienter les interventions et améliorer la prise en charge des victimes.

Le ministère a, par ailleurs, redynamisé les Centres intégrés de services multisectoriels (CISM), avec quatre structures pleinement opérationnelles à Kinshasa -Ngaba, Ngaliema, Limete et Kitambo- ainsi que plusieurs autres implantées dans les provinces. Ces centres assurent gratuitement une prise en charge médicale, psychosociale, juridique et judiciaire des victimes de violences, tout en facilitant leur réinsertion scolaire, sociale et économique.

Dans le domaine des réformes, Micheline Omba a annoncé l’élaboration de la politique nationale de l’enfant, un cadre de référence destiné à fédérer les interventions de tous les acteurs œuvrant pour la protection de l’enfant, ainsi que les travaux visant l’institutionnalisation du Parlement des enfants. Le ministère a également actualisé la stratégie nationale de participation politique des femmes à la gouvernance, élaboré des stratégies d’autonomisation économique des femmes, notamment dans le secteur agricole, et mis en place une stratégie de promotion de la masculinité positive pour encourager l’implication des hommes dans la lutte contre les violences basées sur le genre.

La ministre a insisté sur le caractère transversal de son portefeuille, qui travaille en étroite collaboration avec plusieurs ministères selon les besoins identifiés sur le terrain. Pour les enfants en rupture familiale, communément appelés « Shégué », le ministère privilégie une approche centrée sur l’écoute, la protection et la réintégration familiale, en synergie avec le ministère des Affaires sociales dirigé par la ministre d’État Ève Bazaiba. Cette collaboration permet d’assurer l’assistance humanitaire, les abris, les soins d’urgence et l’accompagnement des familles lorsque les situations l’exigent.

Cette complémentarité s’étend également au ministère des Droits humains de Samuel Mbemba Kabuya. Les deux ministères collaborent dans le référencement des cas de violations des droits des femmes et des enfants, le plaidoyer, la médiation ainsi que le renforcement des divisions provinciales des Droits humains. Les rapports produits par ce ministère servent notamment d’outils de plaidoyer dans les actions humanitaires et de protection menées par le Gouvernement.

À travers cette approche concertée, le Gouvernement Suminwa II démontre sa volonté de faire du Genre, des Droits humains et des Affaires sociales des secteurs complémentaires, mobilisés autour d’un objectif commun : protéger les femmes, garantir les droits des enfants, accompagner les familles vulnérables et renforcer la cohésion sociale sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo.

 

Encore plus de defis et de détermination pour Ève Bazaiba

Face à une crise humanitaire parmi les plus importantes du continent, la ministre d’État, ministre des Affaires sociales, Action humanitaire et Solidarité nationale, Ève Bazaiba, a présenté le bilan de la première année du Gouvernement Suminwa II en mettant en avant une réponse humanitaire déployée sur l’ensemble du territoire national, des réformes dans le secteur social et une collaboration renforcée avec les ministères du Genre, Famille et Enfant ainsi que des Droits humains.

Au cours de cette première année, le ministère a articulé son action autour de ses trois missions principales : les affaires sociales, l’action humanitaire et la solidarité nationale. Sur le volet social, Ève Bazaiba a fait de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle une priorité afin de répondre au défi des millions de Congolais ne sachant ni lire ni écrire. Dans cette dynamique, un nouveau manuel scolaire a été élaboré selon un programme accéléré regroupant les six années du cycle primaire en trois étapes, offrant ainsi une seconde chance aux enfants déscolarisés et non scolarisés. Cette réforme est accompagnée par un programme numérique permettant d’accéder à l’alphabétisation et à l’éducation en ligne.

Le ministère a également renforcé les actions en faveur des personnes du troisième âge, notamment à travers la valorisation de la Journée internationale des personnes âgées, la réhabilitation de structures d’accueil, l’accompagnement médical et l’assistance dans les homes destinés aux seniors.

Sur le plan humanitaire, la ministre d’État a souligné l’ampleur des interventions menées dans un contexte marqué par les conflits armés, les catastrophes naturelles et les déplacements massifs de populations. Les équipes de son ministère sont intervenues dans treize provinces et dix-huit zones touchées par des crises, notamment en Ituri, au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, au Tanganyika, au Kongo Central, au Haut-Uele, au Sud-Ubangi, dans la Tshopo et au Mai-Ndombe, apportant des abris, de l’eau, une assistance médicale d’urgence et des biens de première nécessité aux populations sinistrées.

Au-delà des frontières nationales, le Gouvernement a également apporté une assistance exceptionnelle aux réfugiés congolais installés au Burundi, en Tanzanie et en Ouganda, grâce à un protocole d’accord conclu avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). De nouvelles interventions sont prévues dans plusieurs sites d’accueil, notamment à Bujumbura, Dar es-Salaam et Nyarugusu, avec une attention particulière portée à la prévention des crises humanitaires.

Ève Bazaiba a insisté sur le fait que ces interventions ont été réalisées essentiellement grâce aux ressources mobilisées par le Gouvernement de la République, via la Caisse de solidarité nationale et le Fonds national pour la promotion des services sociaux, tout en poursuivant des programmes de résilience avec des partenaires tels que l’UNICEF et l’UNESCO en faveur des enfants vivant dans les milieux défavorisés et des enfants en rupture de scolarisation.

La ministre d’État a également mis en lumière la transversalité qui caractérise l’action gouvernementale dans la prise en charge des populations vulnérables. Elle a expliqué que son ministère s’appuie sur les statistiques et les rapports produits par le ministère des Droits humains pour nourrir son plaidoyer en matière de diplomatie humanitaire et signaler les cas de violations constatés sur le terrain. À l’inverse, lorsque le ministère du Genre identifie des familles ou des victimes nécessitant une assistance humanitaire, ces dossiers sont immédiatement orientés vers les Affaires sociales pour une prise en charge adaptée.

Cette synergie est également reconnue par le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, qui rappelle que les droits humains constituent un secteur transversal impliquant une collaboration permanente avec les autorités provinciales, les services judiciaires, les forces de sécurité et les autres ministères pour protéger les victimes et assurer la médiation dans les situations de violation.

De son côté, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Omba, a souligné que cette coopération permet une meilleure prise en charge des enfants en rupture familiale, des enfants en conflit avec la loi, des victimes de violences ainsi que des femmes bénéficiaires des programmes de réinsertion sociale et d’autonomisation économique, en coordination avec les Affaires sociales, la Justice, l’Agriculture et d’autres secteurs.

Pour Ève Bazaiba, cette complémentarité traduit la vision du Gouvernement Suminwa II d’agir comme un ensemble cohérent, chaque ministère intervenant dans son domaine de compétence tout en restant connecté aux autres pour offrir une réponse globale aux défis sociaux, humanitaires et des droits humains. Elle estime enfin que le retour durable de la paix demeure la principale solution pour réduire les crises humanitaires, rappelant que près de 60 % des besoins humanitaires en République démocratique du Congo trouvent leur origine dans les conséquences de la guerre.

 

Samuel Mbemba adopte une approche fondée sur le renforcement des institutions

Douze mois après sa prise de fonctions au sein du Gouvernement Suminwa II, le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, met en avant une approche fondée sur le renforcement des institutions, la proximité avec les victimes et la promotion d’une gouvernance des droits humains sur l’ensemble du territoire national. Face à un contexte sécuritaire marqué par l’aggravation de la crise dans l’Est de la République démocratique du Congo, le ministre affirme avoir engagé des réformes structurelles visant à rapprocher l’État des citoyens et à améliorer les mécanismes de protection des droits fondamentaux.

Parmi les principales réalisations de cette première année figure la redynamisation des divisions provinciales des Droits humains, longtemps restées inopérationnelles. Le ministère a entrepris la construction, la rénovation et l’équipement de plusieurs infrastructures à travers le pays, notamment à Mbuji-Mayi, Kananga, Matadi, Kenge, Bunia et Mbandaka. Ces divisions sont désormais appelées à jouer pleinement leur rôle de veille, d’alerte, de médiation et d’accompagnement des populations dans la dénonciation des violations des droits humains. Un vaste programme de renforcement des capacités des chefs de divisions et des agents provinciaux a également été lancé afin d’assurer un suivi plus efficace des situations sur le terrain.

Le ministre Samuel Mbemba Kabuya a également fait de la justice transitionnelle un axe majeur de son action. Son ministère travaille à l’identification des victimes des violations graves des droits humains dans plusieurs provinces accessibles, en complément des mécanismes de prise en charge déjà opérationnels à travers le Fonds national de réparation des victimes (FONAREV). Cette démarche s’inscrit dans une vision holistique reposant sur quatre piliers : la recherche de la vérité, les poursuites judiciaires, la réparation des victimes et les garanties de non-répétition, avec pour objectif de restaurer la dignité des victimes et de favoriser la réconciliation nationale.

Au-delà des réformes institutionnelles, le ministre insiste sur une administration plus accessible aux citoyens. Le ministère des Droits humains reçoit et accompagne les victimes de toutes catégories:  femmes, hommes, travailleurs, consommateurs ou encore personnes vulnérables, afin de rechercher des solutions, de faciliter les médiations et d’orienter les dossiers vers les instances compétentes lorsque des violations sont constatées.

L’action du ministère des Droits humains s’inscrit dans une dynamique de collaboration permanente avec les ministères du Genre, Famille et Enfant, ainsi que des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale. Cette synergie permet une prise en charge plus complète des victimes, depuis le signalement des violations jusqu’à l’assistance humanitaire, la protection sociale, l’accompagnement psychosocial et la réinsertion.

Concrètement, les rapports de violations des droits humains produits par le ministère des Droits humains alimentent les plaidoyers humanitaires du ministère des Affaires sociales, tandis que les alertes recueillies sur le terrain sont transmises pour des interventions d’urgence en matière d’abris, d’eau, de soins médicaux ou d’assistance aux familles affectées. De son côté, le ministère du Genre assure l’accompagnement des femmes victimes de violences, la protection des enfants en rupture familiale ou en conflit avec la loi, ainsi que leur réinsertion scolaire et socioéconomique, en coordination avec les Affaires sociales, la Justice et d’autres secteurs concernés.

À travers cette approche transversale, le Gouvernement Suminwa II entend consolider une réponse coordonnée aux défis des droits humains, en plaçant la protection des personnes, la réparation des victimes et le respect des droits fondamentaux au cœur de l’action publique.

 

Le Journal avec la Cellule de communicatio

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