La thèse défendue par Emmanuel Macron pour la résolution de la crise de l’Est de la RDC questionne...: Entre Kinshasa et Kigali, dialogue utile ou illusion diplomatique ?

 La thèse défendue par Emmanuel Macron pour la résolution de la crise de l’Est de la RDC questionne...: Entre Kinshasa et Kigali, dialogue utile ou illusion diplomatique ?

Le Congo est devenu le théâtre d’une diplomatie paradoxale. D’un côté, le président français Emmanuel Macron plaide pour un dialogue respectueux entre Tshisekedi et Kagame, convaincu que la parole vaut mieux que la sanction. De l’autre, Washington brandit le couperet des sanctions, estimant que le temps des promesses non tenues est révolu.

Mais que vaut un dialogue quand l’accord de Washington, signé en grande pompe en décembre 2025, reste lettre morte ? Les violences continuent, les populations fuient, et les rebelles avancent et reculent à la fois. Le Rwanda, accusé d’ingérence, n’a pas respecté ses engagements. Pourtant, Paris persiste à croire que la diplomatie peut encore sauver la paix.

C’est bien là, un contraste qui révèle une fracture entre Washington misant sur la contrainte, transformant les preuves d’implication en sanctions ciblées et Paris qui refuse l’isolement de Kigali, préférant une médiation régionale qui, pour l’instant, ressemble à une négociation sans fin.
Dans ce cas, le risque est clair : le dialogue devient une illusion diplomatique, un théâtre où les acteurs répètent des promesses sans jamais entrer en scène. Pendant ce temps, l’Est du Congo brûle, et les populations paient le prix de cette patience diplomatique.
D’où la question : Dialogue utile ou illusion diplomatique? Parce qu’à force de parler avec ceux qui n’écoutent pas, on finit par dialoguer avec le vide.
Mais dans l’entre-temp, au sommet Forward Africa à Nairobi, Macron a réaffirmé que la solution passe par un dialogue Tshisekedi–Kagame, élargi aux voisins comme l’Ouganda. Il continue de miser sur le “dialogue respectueux” entre Tshisekedi et Kagame, même si l’accord de paix signé à Washington en décembre 2025 n’a pas été respecté et que les violences persistent dans l’Est de la RDC.

Il critique la logique des sanctions américaines contre Kigali, estimant qu’elles risquent d’isoler le Rwanda plutôt que de favoriser une coopération, estimant que les sanctions américaines contre la RDF et des responsables rwandais risquent de braquer Kigali et de rendre la coopération impossible.
À travers sa position, on peut facilement voir Macron comme l’avocat du dialogue à tout prix, misant sur la diplomatie même quand les preuves d’échec s’accumulent. Cela contraste avec la posture américaine de sanctions.

Laurent BUADI

 

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