Kagame fragilisé par le mariage Kinshasa et Kampala !

Les nouveaux accords économiques entre Kinshasa et Kampala accentuent la fragilité de Kagame. Alors que les accords de Washington lui promettaient une place centrale dans l’intégration régionale, l’Ouganda devient désormais un partenaire privilégié de la RDC, ce qui réduit l’influence du Rwanda et complique sa posture diplomatique.
Les accords signés par Kinshasa et Kampala, portant sur des projets d’infrastructures, de commerce transfrontalier et de coopération énergétique, font que Kampala obtient un accès direct aux corridors économiques congolais, en renforçant sa position dans la région.
Alors que les accords de Washington signés en décembre 2025, par Félix Tshisekedi et Paul Kagame sous médiation américaine, prévoyaient une paix entre la RDC et le Rwanda et un partenariat stratégique RDC–USA centré sur les minerais critiques, la sécurité et les infrastructures, avec à la clé, une intégration régionale profitable à tous. Kagame a craché dessus.
Mais quels sont les avantages récents et les fragilités entre ces accords ? Poser cette question c’est déjà y répondre dès lors qu’il est connu que par eux. Kinshasa diversifie ses alliances avec les USA, l’Ouganda et Qatar, par le contrôle accru des minerais pour gérer les tensions persistantes à l’Est du pays.
Kampala obtient un accès privilégié aux corridors économiques congolais à travers une coopération bilatérale renforcée et la dépendance aux financements extérieurs. Kigali qui jouissait d’une place symbolique dans les accords de Washington, se livre à une marginalisation progressive aux point que ce pays pourra se trouver piégé à dépendre des conditions de Kinshasa et Washington.
Pourquoi Kagame est fragilisé ?
L’homme fort de Kigali est désormais confronté à la perte du monopole régional. Les accords de Washington plaçaient pourtant Kigali comme interlocuteur clé. Mais l’’entrée de Kampala dans le jeu réduit ce rôle.
Conséquence : la dépendance de Kigali aux conditions américaines dès lors que les investissements promis par Washington sont orientés désormais vers Kinshasa, avec des mécanismes de suivi qui limitent la marge de manœuvre rwandaise .
Sur le plan diplomatique, l’on note qu’alors que l’Ouganda bénéficie d’une dynamique bilatérale avec la RDC, Kagame reste prisonnier d’un narratif défensif, accusé de contrebande et de blocage du processus de paix .
Implications pour la région
Pour Kinshasa, il y a plus de leviers diplomatiques et économiques, avec en sus, un équilibre entre Washington et Kampala. Pour Kigali, par contre, il se dégage le risque d’être relégué à un rôle secondaire, et obligé de justifier sa présence dans les accords sans bénéfices tangibles. Quant à Kampala, l’opportunité s’offre de s’imposer comme partenaire économique fiable, au détriment du Rwanda.
Le Journal
