Drame de plus dans les mines de coltan à Rubaya !

 Drame de plus dans les mines de coltan à Rubaya !

Le 3 mars 2026, un nouvel éboulement dramatique a frappé la mine de coltan de Rubaya, dans le territoire de Masisi, province du Nord-Kivu, causant plus de 200 morts selon les bilans officiels provisoires, certains parlent même de près de 300 victimes. Les disparus. Ces éboulements incluent de nombreux creuseurs artisanaux et des civils vivant autour du site.

Les fouilles se poursuivent dans des conditions extrêmement difficiles. Plusieurs blessés ont été transférés vers les hôpitaux de Goma.
Les facteurs aggravants de ces drames à répétition sont les conditions de travail précaires. Les mines artisanales de coltan dans cette province, sont souvent exploitées sans mesures de sécurité suffisantes. Fin janvier 2026, l’on rappelle qu’un autre effondrement avait déjà endeuillé la même zone. Une cité minière de Rubaya qui est sous influence de groupes armés (AFC/M23). Ce qui complique l’accès au site et les opérations de secours.
Certains observateurs n’ont pas manqué de parler d’un “signe indien”. Ce qui peut être compris comme une interrogation sur la dimension prémonitoire ou répétitive de ces catastrophes. En effet, les éboulements à Rubaya semblent se succéder comme une fatalité, révélant l’absence de réforme structurelle.
Ce drame de plus est un indicateur clair de la fragilité du secteur minier artisanal en RDC, où la recherche de coltan (indispensable aux technologies modernes) se fait au prix de vies humaines.
Alors que le coltan est une ressource stratégique mondiale, son extraction locale reste marquée par l’informel, l’insécurité et la mort. Symbole d’un secteur minier vital mais meurtrier, révélant un paradoxe entre richesse et drame.

Le Journal

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