L’exercice de redevabilité se porte bien pour l’an 1 du gouvernement Suminwa 2 (8): Crispin Mbadu applique une nouvelle politique publique pour la diaspora congolaise

Le ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, chargé de la Francophonie et de la Diaspora, Crispin Mbadu Phanzu, a présenté le bilan de la première année d’action du Gouvernement Suminwa II dans ses secteurs de compétence, mettant en lumière plusieurs réformes structurantes destinées à renforcer les liens entre la République démocratique du Congo et ses ressortissants établis à l’étranger, tout en consolidant le positionnement du pays au sein de l’espace francophone.
Au cours de cet exercice de redevabilité, le ministre a rappelé que la diaspora constitue désormais un volet spécifique de l’action gouvernementale. Dans cette dynamique, son ministère s’est engagé dans un vaste processus d’identification et de structuration des Congolais vivant à l’étranger afin de mieux organiser leur participation au développement national.
Parmi les réformes majeures figure la proposition de création d’un Haut Conseil de la diaspora, appelé à fédérer les différentes associations des Congolais de l’étranger et à renforcer leur représentativité.
« Le ministère travaille à identifier et structurer les Congolais de l’étranger. Un Haut Conseil de la diaspora est proposé afin de fédérer les différentes associations », a déclaré Crispin Mbadu.
La carte OKAPI, une réforme en faveur des Congolais d’origine
Le ministre a également annoncé la mise en place de la carte OKAPI, une innovation administrative destinée aux Congolais d’origine ayant perdu la nationalité congolaise à la suite de l’acquisition d’une autre nationalité.
Cette réforme complète le dispositif existant de la carte consulaire, réservée aux citoyens ayant conservé la nationalité congolaise, et vise à maintenir un lien administratif, économique et culturel avec les Congolais d’origine établis à l’étranger. « Tout Congolais d’origine est admissible. Ceux qui ont conservé la nationalité congolaise disposent de la carte consulaire, tandis que les Congolais d’origine ayant changé de nationalité peuvent bénéficier de la carte OCAPI », a expliqué le ministre.
Une identification numérique pour mieux protéger la diaspora
Dans le cadre des réformes engagées, le ministère développe un système d’identification numérique de la diaspora. Cette initiative permettra de disposer de données fiables sur les communautés congolaises vivant à l’étranger, de renforcer leur protection et de faciliter leur intégration dans les politiques publiques.
Selon Crispin Mbadu, cette démarche constitue une étape essentielle pour améliorer l’accompagnement des Congolais de la diaspora et accroître leur contribution au développement économique de la RDC.
La diaspora, un levier économique stratégique
Le ministre a souligné l’importance économique de la diaspora congolaise, en rappelant que, selon les statistiques de la Banque mondiale, les transferts de fonds officiellement enregistrés vers la RDC sont estimés entre 3,5 et 4,5 milliards de dollars américains par an, un montant qui pourrait être plus élevé en tenant compte des circuits informels.
Le Gouvernement entend ainsi mieux mobiliser les entrepreneurs de la diaspora, faciliter les partenariats économiques et créer davantage de passerelles entre les investisseurs congolais de l’étranger et les opportunités offertes dans le pays.
Un accompagnement renforcé des Congolais en difficulté à l’étranger
S’agissant de la protection des Congolais confrontés à des situations de crise à l’étranger, le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a indiqué que le Gouvernement agit en étroite collaboration avec le ministère des Affaires étrangères.
Elle a notamment évoqué les violences ayant touché des Congolais en Afrique du Sud, précisant que cette question a été portée au niveau de la SADC et que des opérations de rapatriement volontaire sont en cours. « Un premier rapatriement a concerné 244 personnes. D’autres opérations sont en préparation, sur une base volontaire », a-t-elle affirmé.
La Francophonie, un instrument d’influence pour la RDC
Le ministre Crispin Mbadu est également revenu sur la stratégie de la RDC au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), rappelant que le pays poursuit sa campagne pour accéder au poste de secrétaire général de l’organisation.
Pour le Gouvernement, cette candidature traduit la volonté de voir la RDC occuper une place conforme à son poids démographique, culturel et linguistique au sein du monde francophone.
« La RDC est le premier pays francophone en nombre de locuteurs. Elle doit donc occuper une place correspondant à son poids démographique, culturel et linguistique », a soutenu le ministre.
Faire de la Francophonie un moteur de développement économique
Au-delà de son rôle diplomatique, la Francophonie est appelée à devenir un véritable levier économique pour les jeunes et les petites et moyennes entreprises congolaises.
Dans cette perspective, le ministre a annoncé la tenue, en juin 2027 en RDC, d’une mission économique de la Francophonie destinée à présenter aux entrepreneurs congolais les opportunités d’investissement, de partenariat et d’accès aux marchés de l’espace francophone.
Une synergie au service du développement et de la paix
Abordant la coordination entre la Francophonie, la diaspora et l’intégration régionale, Gracia Yamba Kazadi Anzoloni a indiqué que les différents ministères travaillent de manière concertée autour des priorités nationales, notamment sur les questions des réfugiés, des initiatives diplomatiques et des politiques d’intégration régionale.
De son côté, Crispin Mbadu a annoncé la poursuite des missions auprès des communautés congolaises établies à l’étranger afin de vulgariser les réformes engagées, notamment l’identification numérique et les nouveaux dispositifs en faveur de la diaspora.
Le ministre a réaffirmé que la priorité immédiate demeure également la candidature de la RDC à la tête de l’OIF, avec l’ambition de faire de la Francophonie un espace de dialogue, de démocratie, de paix et de développement au bénéfice de la République Démocratique du Congo.
Avec la Cellule de communication
