Aimé Boji démissionne de l’Industrie pour briguer la présidence de l’Assemblée nationale

Le ministre de l’Industrie, Aimé Boji Sangara, a officiellement démissionné de ses fonctions le lundi 20 octobre 2025, au sein du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa.
« Aimé Boji Sangara qui a occupé le poste de l’Industrie dans le gouvernement de la RDC depuis août 2025 devra regagner la chambre basse du parlement afin de briguer le poste de président de cette chambre législative », a indiqué la radio Top Congo émettant à Kinshasa.
Des ambitions politiques
Alors que nous sommes dans un contexte politique majeur, le député national élu du territoire de Walungu dans le Sud-Kivu, Aimé Boji, a préféré démissionner du gouvernement pour
briguer la présidence de l’Assemblée nationale, un poste laissé vacant après la démission de Vital Kamerhe, précise plusieurs sources concordantes.
Une démission soutenue
Les mêmes sources soutiennent que, la démission de l’Honorable Aimé Boji de son poste du ministre de l’Industrie est une manœuvre stratégique soutenue par les plus hautes sphères de la majorité présidentielle, visant à renforcer sa position au sein du Parlement.
C’est au cours de la plénière prévue hier mardi 21 octobre 2025 que son mandat de réintégration à l’Assemblée nationale a été validé avant d’officialiser sa candidature au perchoir.
On n’a constaté depuis quelques semaines dans les cercles politiques que le nom de Aimé Boji est cité pour succéder à Vital Kamerhe à la tête de la chambre basse du Parlement. Issu de la même province du Sud-Kivu que son prédécesseur Kamerhe, le prétendu candidat de l’Union sacrée à la présidence de l’Assemblée nationale, l’Honorable Boji, Il devra relever les défis auxquels est confronté l’institution.
Ces défis ne sont pas moindres, car il y a une litanie des griefs formulés à l’endroit de l’ex speaker de la chambre basse, notamment la gestion opaque des ressources financières, le blocage des contrôles parlementaires, l’accumulation des arriérés de rémunération du personnel administratif et politique et plusieurs irrégularités de gestion des ressources humaines et matérielles.
Gel Boumbe
