L’air que les Kinois respirent est-il dangereux ?

La problématique est d’actualité au niveau de l’Association pour la promotion de la métrologie et la normalisation -APROMEN- où l’on signale que les chiffres doivent nous interpeller parce qu’en 2025, la concentration moyenne annuelle de PM2,5 à Kinshasa aurait atteint 50,2 µg/m³, soit environ 10 fois la valeur guide annuelle de 5 µg/m³ recommandée par l’OMS.
Pourtant, depuis 2011, l’article 47 de la Loi sur l’environnement reconnaît à chaque Congolais le droit de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé et prévoit qu’un décret fixe les normes d’émission dans l’air, rappelle APROMEN en notant que plus de quinze ans après la loi, la question de l’adoption de ce décret reste donc cruciale.
Et l’association de se demander : “Sans normes nationales précises, comment contrôler efficacement les émissions et sanctionner les dépassements ?”.
L’inquiétude sommes toutes justifiée d’APROMEN trouve son sens parce qu’elle souligne qu’adopter le décret ne suffira pas, car il faudra aussi mesurer pour agir en mettant en place un véritable réseau national de surveillance de la qualité de l’air, capable de produire des données fiables, continues et accessibles au public. “À Kinshasa, alerte cette association, la pollution de l’air ne doit plus être seulement ce brouillard que l’on voit au loin. Elle doit devenir un risque que l’on mesure, que l’on réglemente et que l’on combat”.
Quand en guise de conclusion, il est mis en avant le fait que respirer un air sain est un droit auquel il faut donner les moyens de devenir une réalité, l’interpellation doit avoir son écho chez les dirigeants du pays.
L.B
