Un mauvais vent souffle à Union sacrée de la Nation !

 Un mauvais vent souffle à Union sacrée de la Nation !

Kinshasa bruisse d’interrogations en ce moment en se demandant pourquoi l’Union sacrée de la Nation convoque‑t‑elle ce mardi, une réunion d’urgence sans ordre du jour annoncé ? Dans les salons huppés de la capitale, on devine déjà les flammes que le pouvoir tenterait d’éteindre. Notamment la Constitution qui est en surchauffe et voit la CENCO refroidir les ardeurs révisionnistes, rappelant que toucher au texte fondamental sans consensus, c’est jouer avec les braises de la légitimité. L’Union sacrée doit donc recoller les morceaux d’un discours souverainiste qui s’effrite face à l’autorité morale de l’Église. Aussi, d’aucuns y voient le souci de vouloir combler le vide juridique laissé au gouvernement par le départ de Aimé Boji à l’Assemblée nationale.

Sur un autre registre, le gouvernement Suminwa se trouverait en suspens avec les rumeurs de remaniement qui agitent agitent les couloirs. Dans cette ambiance, chaque ministre se demande si la chaise qu’il occupe ne sera pas retirée demain. La réunion d’urgence prévue à Fleuve Congo Hôtel mardi, ressemble à une séance de musculation politique pour tester la loyauté, jauger les ambitions et calmer les impatiences.
La coalition en tension convoque sans ordre du jour, c’est aussi une manière de surprendre les alliés, de vérifier qui reste discipliné quand l’incertitude domine. Ainsi, l’Union sacrée se met en scène comme un pompier qui sonne l’alarme avant même que l’incendie ne soit visible. Cette réunion d’urgence, pour des analystes proches de la majorité présidentielle, est moins un espace de délibération qu’un rituel de contrôle pour montrer que le centre du pouvoir reste maître du tempo, même quand la CENCO souffle sur les braises et que les salons bruissent de scénarios de remaniement.
Dans l’entre-temps, le Prof André Mbata Mangu, Secrétaire Permanent, dans un communiqué publié le même lundi, dit ne pas reconnaître la tenue d’une réunion de l’Union Sacrée de la Nation (USN) convoquée par une structure fantôme dénommée “Coordination de l’Union Sacrée de la Nation” qui n’existe pas dans la Charte de l’USN.
“La personne qui signe le communiqué invitant les Députés nationaux, Sénateurs et Présidents des partis, regroupements politiques et associations membres de l’USN à une réunion qui se tiendrait à l’hôtel du Fleuve devrait signer son communiqué qui est un tract et dire en quelle qualité elle agit, en tout cas pas au nom de la “Coordination de l’Union Sacreé de la Nation” qui n’est pas un organe statutaire de l’USN”, fait savoir Mbata en soulignant que la personne qui convoque la réunion devrait signer le communiqué et elle le ferait en son nom propre et non au nom de la “Coordination de l’Union Sacrée de la Nation” qui n’existe pas dans la Charte de l’USN adoptée lors du 2è Congrès Extraordinaire présidé par la Haute Autorité Politique.
Et d’enfoncer le clou en rappelant que seul SEM Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, Chef de l’Etat et Haute Autorité Politique de l’USN, est compétent pour convoquer les réunions du Présidium et de la Conférence des Présidents en passant par le Secrétaire Permanent. Il y a lieu de croire que le climat n’est pas serein au sein de l’Union Sacrée.
Sommes toutes, la réunion d’urgence convoquée par cette structure de la majorité, mardi 23 juin à Kinshasa, semble directement liée aux tensions autour de la réforme constitutionnelle et aux spéculations sur un éventuel remaniement gouvernemental. Dans ce contexte, l’intervention récente de la CENCO a accentué la pression politique, ce qui pourrait expliquer la nécessité d’une concertation rapide.
Pendant ce temps, le Secrétaire permanent de l’Union sacrée, André Mbata, multiplie les conférences dans la diaspora sur la souveraineté nationale et le référendum constituant. Quoi de plus normal que la réunion puisse à coup sûr, viser à harmoniser la ligne interne face aux critiques de la CENCO et aux inquiétudes de l’opposition.
L’Église du Christ au Congo ayant récemment exprimé, de son côté, des réserves sur une révision constitutionnelle jugée risquée. L’Union sacrée pourrait ainsi chercher à calibrer sa réponse pour éviter un affrontement frontal avec une institution influente.
Parce que les débats de salons sur un changement d’équipe gouvernementale alimentent les spéculations, la réunion de l’USN pourrait servir à préparer une transition ou à tester la cohésion des alliés autour du président Tshisekedi.Gestion des tensions internes
La convocation d’urgence peut aussi traduire des divergences stratégiques au sein de la coalition, nécessitant une mise au point rapide pour éviter des fissures publiques.? Lecture politique de la manœuvreFacteurImpact possibleCENCORenforce la pression morale et institutionnelle contre une réforme précipitée.OppositionExploite la réunion pour dénoncer une manœuvre de verrouillage politique.Union sacréeCherche à afficher unité et discipline face aux critiques.Opinion publiquePerçoit la convocation comme signe d’instabilité ou de préparation à un changement majeur. Risques et enjeuxCrédibilité institutionnelle : Une réunion opaque sans ordre du jour clair peut alimenter la suspicion.Rapport avec la société civile : Ignorer la voix de la CENCO pourrait accentuer la fracture entre pouvoir et société.Cohésion interne : Si le remaniement est confirmé, il faudra gérer les frustrations des acteurs écartés.? Laurent, cette réunion d’urgence est donc probablement un signal de recalibrage stratégique face à la double pression de la CENCO et des débats sur le gouvernement.
Tenant compte de la réaction du Secrétaire Permanent André Mbata, le doute est permis quant à la tenue de cette réunion, et dans ces conditions, tout devient un paquet de flous à décortiquer. Affaire à suivre…

Le Journal

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