À la suite du rejet de sa plainte en justice pour cause de prescription: La société rwandaise Atlas Logistics sort tête basse devant l’Ogefrem !

La société rwandaise Atlas Logistics Ltd avait saisi la Cour de justice de la Communauté d’Afrique de l’Est (EACJ) contre la RDC, mais sa plainte a été rejetée en novembre 2025 pour cause de prescription. Le litige portait sur la résiliation unilatérale par Kinshasa, d’un contrat de manutention du fret congolais passant par le Rwanda.
Atlas Logistics réclamait des dommages et intérêts de plusieurs millions USD pour préjudice économique subi après la rupture du partenariat.
Mais le 25 novembre 2025 à Arusha, en Tanzanie, l’EACJ a rendu son verdict, la Cour a jugé la plainte irrecevable car déposée hors délai légal (prescription), avec comme conséquence : le fond du litige (validité ou non de la résiliation) n’a pas été examiné.
L’on retient dans ce dossier, que la RDC n’a pas été condamnée et la décision repose uniquement sur la procédure, pas sur le fond. Ainsi, Atlas Logistics perd toute possibilité de recours devant l’EACJ sur ce dossier.
Cette affaire illustre les tensions économiques et juridiques dans les relations RDC–Rwanda, déjà marquées par des différends sécuritaires et diplomatiques.
Les enjeux de ce dossier pour Kinshasa sont de plusieurs points. Sur le plan économique, la RDC cherche à renforcer la traçabilité et la gestion locale de son fret et de ses minerais, ce qui peut fragiliser les sociétés étrangères opérant dans ce secteur.
Du point de vue politique, ce litige s’ajoute aux tensions régionales (conflit avec le Rwanda autour du M23 et des flux miniers), et au niveau juridique, la décision de l’EACJ montre l’importance du respect des délais procéduraux dans les contentieux internationaux.
En résumé, Atlas Logistics a tenté de contester la rupture de son contrat avec la RDC, mais la justice régionale a fermé le dossier pour prescription. Cela renforce la position de Kinshasa, qui n’a pas eu à se défendre sur le fond, tout en accentuant la méfiance économique et politique entre les deux pays.
Comme on peut bien le voir, la RDC a réussi à déplacer par ce dossier , le rapport de force sur plusieurs terrains, notamment judiciaire par lequel -avec l’affaire Atlas Logistics-, Kigali espérait obtenir réparation, mais la procédure s’est retournée contre lui, alors que du point de vue economique, la montée en puissance des recettes minières officielles de Kinshasa réduit l’espace des circuits parallèles dont dépendait le Rwanda. La chose vue de manière diplomatique, démontre que les accords validés par l’Assemblée nationale et soutenus par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU renforcent la légitimité internationale de la RDC. Comme quoi, Kinshasa impose de plus en plus son récit, celui d’un État qui reprend la main sur ses ressources et sa souveraineté. En bref: « Quand Kigali cherche justice, c’est le temps qui le condamne ; quand Kinshasa cherche des devises, ce sont les mines qui les délivrent. »
Cela illustre bien une asymétrie selon laquelle, le Rwanda se retrouve à défendre des positions fragiles, pendant que la RDC capitalise sur ses avancées économiques et diplomatiques.
Le Journal
