Quand Kinshasa ratifie, Washington codifie !

–Les minerais congolais en voie de devenir les articles de loi au pays de l’oncle Sam…
L’accord stratégique RDC–USA est en cours de ratification après son adoption en première lecture à l’Assemblée nationale, il est désormais examiné en seconde lecture au Sénat congolais. Aux États-Unis, par contre, l’administration Trump l’a présenté comme un texte “historique”, et le Congrès est en train de l’intégrer dans son agenda législatif, ce qui ouvre la voie à sa transformation en loi fédérale.
Le contenu de l’accord stratégique RDC–USA signé le 4 décembre 2025, à Washington, sous la présidence de Donald Trump a pour domaines clés : les minéraux critiques (cobalt, cuivre, lithium), l’Énergie et les infrastructures, la sécurité et la coopération militaire. Les mécanismes prévus concernent le suivi conjoint, le respect de la souveraineté congolaise, la transformation locale obligatoire pour créer de la valeur et de l’emploi. Alors que l’objectif affiché est de transformer la région des Grands Lacs en modèle de paix et d’opportunités économiques.
À cet effet, le processus législatif évolue bien de part et d’autre, parce qu’en RDC, la première lecture a été adoptée à l’Assemblée nationale début mai 2026 tandis que la seconde lecture est en cours au Sénat depuis le 8 mai 2026. La ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, défend le texte devant les sénateurs. Aux États-Unis, l’accord est inscrit dans l’agenda du Congrès pour être transformé en loi. Le Département d’État insiste sur la transparence et la gouvernance minière, afin de sécuriser les chaînes d’approvisionnement américaines.
Comme points de vigilance sur la souveraineté nationale, le débat est vif au Sénat sur la capacité de Kinshasa à garder le contrôle sur ses ressources. L’on veut une application réelle dans la mesure où, la ratification ne garantit pas l’efficacité sur le terrain, surtout dans l’Est de la RDC. Ce qui fait que certains observateurs craignent un “cheval de Troie” américain, transformant la RDC en grenier minier pour Washington.
Le Journal
